le saule va né

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Metteur en scène 9 octobre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 14 02 25 1025

Souriez!

Souriez!

hugues-mircea PAILLET*

Je témoigne de la richesse infinie que peut signifier pour un être l’acquisition d’un savoir-faire manuel, tel que peut l’être l’osier-vannerie!

Donner vie à cet art, c’est d’abord œuvrer  seul, avec son ombre : lui donner forme,  la cerner;  lui permettre de grandir :  vaincue,  elle laissera place à la lumière.

S’ennoblir au soleil du dressage de nos passions, au domptage de nos forces vitales débordantes d’enthousiasme,  comme de fragilité:  c’est croire à l’inaccessible du chemin qui peut conduire à la réalisation : ce processus alchimique, puisque fruit du cheminement de chaque individu, de la qualité du parcours entamé, de la force appliquée à l’ouvrage toute tissée du souffle détendu !

Créer LA BELLE FORME, c’est accueillir un nouveau souffle de la vie,  le retenir un moment jusqu’à l’expire, qu’il distille en nous et autour de nous  le suc délicat de sa tension.

Je me laisse habiter,  j’observe,  j’accueille et accepte parfois d’avoir failli.

*maître osiériculteur-vannier, diplômé de l’école nationale de Fayl-billot(52) en 2002;  installé en tant qu’exploitant agricole depuis 2003 à Eourres(05); militant de l’humble et auguste brin d’osier : de celui qui sans prétention enseigna le saint comme le pécheur!

« J’avais consacré mon mémoire d’instituteur au soucis de l’intérêt que peut manifester l’enfant pour la « matière » que le pédagogue motivé voire l’institution  souhaite lui transmettre voire proposer!
Pour ce faire, après l’école normale affectée d’une ouverture vers la pédagogie Freinet, un module d’approfondissement aux pédagogies alternatives m’a présenté la philosophie de Rudolph Steiner et des  écoles Waldorf qu’il a créé:  j’ai embrayé pendant 2 ans à me former à cet art en me déformant ainsi de nombreux carcans inculqués.
J’ai reçu alors 2 cadeaux du ciel -Sophia d’abord,  puis Lise-;  la séparation d’avec leur maman me permis de gouter à l’absence, celle du fils unique qui encore s’apprend.

Après cette fameuse reconversion pour l’agriculture (osiériculture-vannerie), un mariage et le nouveau départ professionnel dans la foulée; le décès  de la maman de Syowinn ,la petite dernière , me met enfin au pied du mur de l’éducation mono -parentale du tout petit .
L’intérêt de l’enfant entre 6 et 12 ans avait été un préalable, j’avais un bébé de 8 mois dans les bras :son désir de vivre , le mien de retrouver ce goût là.

Alors, au lieu de plonger dans le monde de l’enfant avec l’enfant,
je me suis,  je m’illusionnais,  « réfugié « dans mon métier passion,ce tressage du saule-osier, sa culture et la transmission du savoir-faire vannier.

L’enfant je le regardais du coin de l’œil, sa charge me faisait peur, aujourd’hui encore, je suis réticent!

Responsable à la  bonne heure, du bonheur des autres …mais de l’enfant, de mon enfant…intérieur.


Une entreprise agricole, ça me plaît; mieux  serait une aventure de clan, de projet, je l’entrevois telle vraie!

Voici une bouteille de vie (d’eau douce) lancée  dans l’océan du modernisme, la promesse d’un vivant : restera- t- il seulement quelques palmiers ou oasis résonnant à cette cohérence : j’ai foi . « 


Osez la vannerie d'osier

 

Principe d’échange ,formation à la liberté 22 janvier 2009

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 10 10 06 0106
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« Etre et ne pas devoir être » (Francesco Codello)


Je rappelle qu’il s’agit d’un échange, un coût indicatif en est également une forme (pourtant cette circulation peut revêtir bien d’autres formes, auxquelles notre imaginaire n’a cesse de s’appliquer!). Dès lors, la voie est libre à chacun de s’y employer!

Je me permet de citer Hugues Lenoir :

« Former l’esprit, c’est le mettre en garde contre toutes les causes subjectives (intérêt personnel, amour propre, paresse, dépendance d’autrui, principes dogmatiques, goût du merveilleux), qui nous empêchent d’observer et de juger ou nous induisent en erreur dans nos observations et nos jugements.

L’éducation libertaire s’affirme comme une pédagogie rationaliste, voire scientifique qui refuse de faire de l’enfant, et plus tard de l’adulte, un croyant en l’anarchie.

La pédagogie libertaire, d’abord, n’est pas une pédagogie de l’outil, mais une pédagogie de la démarche et de l’attitude. C’est-à-dire qu’elle ne fonde pas ses résultats sur l’objet de la médiation – tel ou tel livre, telle ou telle méthode, tel ou tel support – mais sur l’aptitude du groupe et de son animateur à mettre en oeuvre un processus éducatif dans la liberté. Elle est une intention permanente en acte, d’où ses fragilités, et non pas une croyance dans l’infaillibilité de la méthode, d’où sa force. La pédagogie libertaire est une pédagogie pragmatique, non dogmatique, qui repose avant tout sur quelques principes simples et surtout sur la conscience et la participation active de ceux et de celles qui la mettent en oeuvre en situation et dans un contexte.

  • -Proposition de lieux: Dans la salle communale du Lézard Vert à Eourres; à;Montauban sur Ouvèze, à Lyon au Parc de la Tête d’or-en mars; à Salagon -Musée Ethnobotanique de Manne(04) lors des journées dédiées;… ou ailleurs dès 4 demandes!

Si l’un de ces lieux vous convient avertissez dès que possible!

Hugues-mircea Paillet :0492436938/  0492540013(atelier)

Mails: hugmir@live.fr(privé)ou loseraiedupossible@live.fr (avec Florian Mannaioni).

L’OSERAIE DU POSSIBLE  la pièce 05300 EOURRES

 

Chantiers participatifs 7 février 2010

Classé dans : 1 — hugmir @ 8 08 37 0237

C’est à la lisière des Hautes Alpes, creuset entre Drôme et Alpes de Haute Provence, qu’Eourres, « village éco-citoyen » d’une centaine d’habitants, atypique entre sa biocoop associative, ses agriculteurs en bio, son école vivante, l’internet municipal et bien d’autres choses, nous offre tous les potentiels. Notre atelier y puise sa source d’inspiration : vous êtes invité à trouver la vôtre à travers nos «  chantiers école » et participatifs.

Dans ce cadre unique et sauvage, Florian MANNAIONI & Hugues-Mircea PAILLET, les Osiériculteurs -Vanniers de l’Oseraie du Possible, vous invitent à apporter une pierre à la construction de leur éco-lieu: édifice réalisé en relation avec le vivant (utilisation exclusive de matériaux locaux naturels ou de qualité biologique : Paille, Chaux, Chanvre, Plâtre gros, Bois de scierie, Tuiles en Terre Cuite, Pierre Ponce,…).

L’échange: à la suite des « chantier-école », aboutir le projet professionnel lancé dans l’esprit de l’association ADAM, nous recherchons des personnes motivées et prêtes à s’engager  sur le temps de chaque étape du chantier : l’objectif étant de le finaliser afin de créer une cohérence entre l’apprentissage et la destination de l’œuvre.

Hébergement  modeste ou possibilité de chambre d’hôtes dans le village. Les coûts de la nourriture biologique et végétarienne, (vos apports, le maraîcher  ou la biocoop) sont à partager et chaque jour une équipe de 2 personnes élaborera de délicieux repas.

Le calendrier est en préparation, nous consulter d’ici quelques semaines: le premier chantier débute dès le 15 mars avec l’aboutissement des fondations cyclopéennes suivies des soubassements de celles-ci dans l’esprit de l’association ADAM  pour le développement, partage et pratique des Savoir-faire et Techniques sensibles pour servir l’Art du Bâtir Vivant. Le suivant s’attachera à l’ossature d’accueil des bottes de pailles (pour avril).

Contact : hugues-mircea et Florian, loseraiedupossible@live.fr T.0492436938 /0492540013  la pièce 05300 Eourres

 

Proposition formation éco-construction 7 février 2010

Classé dans : 1 — hugmir @ 8 08 32 0232

CHANTIER ECOLE

C’est à la lisière des Hautes Alpes, creuset entre Drôme et Alpes de Haute Provence, qu’Eourres, « village éco-citoyen » d’une centaine d’habitants, atypique entre sa biocoop associative, ses agriculteurs en bio, son école vivante, l’internet municipal et bien d’autres choses, nous offre tous les potentiels. Notre atelier y puise sa source d’inspiration : vous êtes invité à trouver la vôtre à travers nos «  chantiers école » et participatifs.

Dans ce cadre unique et sauvage, Florian MANNAIONI & Hugues-Mircea PAILLET, les Osiériculteurs -Vanniers de l’Oseraie du Possible, vous invitent à apporter une pierre à la construction de leur éco-lieu: édifice réalisé en relation avec le vivant (utilisation exclusive de matériaux locaux naturels ou de qualité biologique : Paille, Chaux, Chanvre, Plâtre gros, Bois de scierie, Tuiles en Terre Cuite, Pierre Ponce,…).

Les « chantiers école » sont supervisés, dans cet esprit, par des professionnels de la construction bioclimatique : une part du coût du formateur est réparti entre les participants dont le nombre sont limité à 10 personnes afin d’alléger l’organisation.  Dans la foulée, ces interventions sont relayées par des chantiers participatifs auxquels vous êtes invités à prendre part.

Le professionnel accompagne le chantier dans la durée, il repasse pour admirer l’œuvre : l’objectif étant  de créer dans le grand œuvre une harmonique.

Le prix est établi à la journée et comprend le repas du midi.

Il est possible d’assister seulement aux journées de formations, mais vivement conseillé et apprécié de continuer l’aventure sur plusieurs jours : les coûts se limitant alors à l’hébergement.

Pour la nourriture, biologique et végétarienne, proposition de partage des frais (nos apports respectifs, maraîcher du village ou biocoop) et chaque jour élaboration par un binôme.

Réservation : L’oseraie du Possible, Mannaioni Florian et Hugues-mircea Paillet, Osiériculteurs-vanniers, la pièce 05300 Eourres T. siège: 0492436938 ; Atelier: 0492540013 ;

Mail: loseraiedupossible@live.fr

Selon nos conditions climatiques de moyenne montagne, les dates proposées peuvent évoluer.

SAMEDI 13 MARS : -PRISE DE TERRE BIOTIQUE

Elaboration et pose de prises de terre inox biotiques sur installation électrique : présentation de la globalité de l’intervention, repérage géologique du lieu, pose de la cablette dans son fourreau,  réalisation  du trou de pose et clôture.

Structure : BTS concept électricité générale, biotechnologie, géobiologie ;

Professionnel : Mr Basles Daniel

Proposition : 35 euros

DIMANCHE 14 MARS : -FONDATIONS & SOUBASSEMENTS CYCLOPEENS

Traitement des poutres à l’esprit de chaux afin de protéger le bois de tout parasite : de la chaux vive en cailloux sera précautionneusement éteinte. Ainsi nous réaliserons un manteau naturellement protecteur pour ces bois. Construction de fondations et soubassements en béton cyclopéen : un bon ancrage, de vraies racines pour la construction. Pas de remontées capillaires, pas de stockage électromagnétique, ni ondes radio. Très bonne résistance mécanique et parasismique. Véritable mur construit dans le sol: force et qualité de ces fondations. Composition : chaux hydraulique de Boehm, pierre ponce, gros galets et graviers.

Maître de stage : Yves KÜHN & Pascal BERTRAND

Structure :association  ADAM : développement, partage et pratique des Savoir-faire et Techniques sensibles pour servir l’Art du Bâtir Vivant.

Proposition : 96€, le repas du midi biologique végétarien compris ; la nuitée en sus : 15 euros en chambre d’hôtes rustique. Sur demande possibilité d’hébergement plus modeste.

 

Osez construire vivant 10 décembre 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 22 10 35 1235

Comme proposé ci-avant, l’oseraie du possible et ses Sculpteurs d’osier, se lancent dans l’aventure de bâtir un atelier avec le soutien et accompagnement d’Yves Kühn, l’instigateur du procédé de construction vivante, CANOSMOSE et l’association ADAM.

Voici le lien du site: www.canosmose.com/

Celui-ci relayera, en effet les chantiers de fondation et de montage des murs en paille à l’intérieur de la structure bois .

Ceux-ci seront tenus grâce aux enduits fabriqués à partir du chanvre, de la chaux , du plâtre gros et de la pierre ponce.

Nous invitons tous les intéressés par cette technique à nous rejoindre sur les temps  définis dans le village d’ Eourres.

 

kerterre et vannerie : un échange 26 septembre 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 7 07 45 0945

L’oseraie du Possible accompagnent aussi l’achèvement d’un kerterre-igloo terre/paille de 2m50 de diamètre. Votre participation nous permettra de clore l’édifice débuté avant l’hiver.

Conditions : couchage en yourte ou accueil villageois. Nourriture bio-végétarienne partagée, préparation commune contribution  chauffage 15euros/semaine.

Echanges : transmission de savoir faire vannier et éco-construction dans la convivialité et l’action créative.

Contact tel 04.92.54.00.13 Laisser un message

Contact mail loseraiedupossible@live.fr

Mircea et Florian

La pièce

O5300 Eourres

Hautes Alpes

 

A la foire bio et aux festivités automnales… 29 août 2009

Construire: osierire des Sculpteurs du Possible!

Participer à quelques foires-expositions-manifestations afin de lancer la dynamique de formation professionnelle, de construction du projet commun osier-vannerie et cuisine végétarienne sauvage/ biologique sur Eourres (05300):  œuvres  arti-agricoles :

-la foire biologique d’Embrun( ancienne Des Crots) via l’association Genepi (cf.www.genepi-foire-bio.org/portail/) sous forme d’atelier de périgoudins (www.la-boutique-artisane.com/vannier-reprend-techniques-ancestrales-pour-realiser-pannier-perigourdin-xml-270-768.html) et autres articles pour tous publics;

-la rencontre de Ramatuelle des samedi 19 septembre(et dimanche 20-je n’y serai pas!)  par l’association Levez le soleil (http://levezlesoleil.free.fr/pages.php?pg=3) et

-le dimanche 20 septembre la journée du Patrimoine au Musée ethnobotanique de Salagon(04):  aussi Tressage de paniers périgourdins, de 10 H à 19 H ; avec: -Visites guidées du monument et des jardins, présentation de l’Installation artistique de Paule Riché sur le thème « Présence, terre,
univers » par l’artiste.Dans le cadre de l’exposition « Vanneries et tressages végétaux d’ici et d’ailleurs », des démonstration de vanneries vous seront proposées tout au long de la journée par des vanniers et artisans d’art( c’est nous!). Vous aurez l’occasion de découvrir, ou de mieux connaître, ce savoir-faire traditionnel du tressage de l’osier : histoire, matériaux, techniques, formes et usages…qui perdure aujourd’hui.

Animations pour enfants autour de ces plantes à tordre et à tresser.

Une cerise: à 16h30, Chants a capella de Renat Sette.
Romances, chants de travail et de veillée pour évoquer les paysages et les gens de la Haute-Provence. (http://musee-de-salagon.com)

 

Notre liberté en danger: réagissons! 22 mai 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 0 12 57 0557

CODEX ALIMENTARIUS
Directives Europeen sur medecines alternatives et supplement alimentaires.

Je porte à votre attention l’information ci-après :

Une nouvelle directive de l’Union Européenne doit être mise en place au 31 décembre de cette année. Il s’agit d’un « Codex Alimentarius » qui limiterait considérablement les substances autorisées dans le domaine des médecines alternatives et des suppléments alimentaires, si la directive était votée.

Ceci aurait pour effet que pour les remèdes que nous achetons aujourd’hui (Hémopathie, Fleurs de Bach, sels de Schlüssler, minéraux et vitamines) le nombre des substances actives autorisées serait si limité que ces médicaments perdraient leur efficacité. Pire encore ces médicaments pourraient disparaitre du marché parce qu’ils n’auraient pas reçu d’autorisation de vente du fait des nouveaux critères d’autorisation de mise sur le marché extrêmement restrictifs.

Cette information est d’autant plus alarmante que cela signifierait pour nous tous la fin d’une liberté thérapeutique et aussi la fin de tous les métiers qui utilisent ces substances (naturopathes, phytothérapeutes, homéopathes, herboristes ainsi que les laboratoires produisants ces remèdes).

En Grande-Bretagne les « Health Stores » comme « boots » font actuellement campagne dans tout le pays en demandant aux clients de faire pression auprès de leurs députés pour stopper le vote de cette directive. Le sujet est débattu officiellement et publiquement. Malheureusement les médias en France et en Allemagne ont très peu ou pas publié cette information qui nous concerne tous.

Il est à noter d’ailleurs que les pays qui ont pris l’initiative de cette nouvelle directive sont l’Italie, l’Allemagne … et la France.

Vous trouverez si après l’accès (en français) du site anglais de « Consumers for Health choice » qui a mis en place une pétition européenne.

http://www.consumersforhealthchoice.com/index.php?option=com_content&task=view&id=268&Itemid=225

Ce site vous propose de signer une pétition, mais aussi d’écrire à votre député à Bruxelles.

Une telle directive inspirée par les lobbies de l’industrie pharmaceutique, limiterait au maximum la commercialisation de remèdes naturels au profit de médicaments allopathiques.

Je vous remercie pour votre attention et espère que vous serez nombreux à signer cette pétition. Merci de faire connaitre cette information à votre entourage !

Meilleures salutations
Barbara Thielmann Association « Die Alternative »

 

Construire dès maintenant l’autogestion, extrait de Raoul Vaneigem 17 avril 2009

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 0 12 43 0443

La société marchande a creusé sa tombe en faisant de la terre un cimetière. Elle offre aujourd’hui le spectacle de sa propre fin, dans le théâtre d’un monde en ruines où les masses anesthésiées semblent se résigner à disparaître avec lui. Ceux qui se contentent d’applaudir à l’effondrement du capitalisme financier ou à opposer une violence aveugle à la violence du profit ne font qu’entretenir cette fascination de l’autodestruction et du désespoir dont les mafias affairistes, idéologiques et religieuses ont besoin pour affermir leur emprise. Si nous ne sortons pas de la réalité économique en créant une réalité humaine, nous permettrons une fois de plus à la barbarie marchande de se perpétuer. De même que l’économie agraire de l’Ancien régime était une forme sclérosée qu’avec la révolution de 1789 l’économie de libre-échange allait briser pour prendre son essor, de même le capitalisme boursicoteur et spéculatif dont nous contemplons la débâcle s’apprête à laisser la place à un capitalisme redynamisé par la production d’énergies naturelles non polluantes, le retour à la valeur d’usage, l’agriculture biologique, un replâtrage hâtif du service public, une hypocrite moralisation du commerce. L’avenir appartient à des collectivités autogérées mettant la production de biens et de services indispensables (énergies naturelles, biodiversité, enseignement, maisons de santé, transports, métallurgie, textiles) au service de tous. Il s’agit de produire pour nous et non plus pour commercialiser des denrées que nous devrons acheter selon les prix du marché alors que les travailleurs les ont conçues et fabriquées. Il est temps de rompre avec les lois d’un affairisme qui programme avec sa faillite celle de notre existence. Il faut que les relations humaines supplantent les relations commerciales et les annulent. La désobéissance civile consiste à passer outre aux décisions d’un Etat escroquant les citoyens pour renflouer les escroqueries du capitalisme financier. Pourquoi payer à l’Etat-bankster des impôts destinés vainement à combler le gouffre des malversations alors que nous pouvons les affecter dans chaque collectivité locale à l’autofinancement des énergies gratuites ? La démocratie directe des assemblées autogérées est en droit d’ignorer les diktats de la démocratie parlementaire corrompue. Tirons parti de la mutation en cours pour constituer des collectivités où le désir de vivre l’emporte sur la tyrannie de l’argent et du pouvoir. La désobéissance civile envers un Etat qui nous escroque est un droit. Où vont nos taxes et nos impôts ? Non au secteur public, qui se délabre au profit d’escrocs étatiques et privés. Non aux écoles, en passe de devenir un élevage concentrationnaire d’esclaves jetés sur le marché. Non aux hôpitaux, gérés comme des entreprises à rentabiliser, où les patients deviennent des clients à rentabiliser, où les soins laissent place à l’affairisme. Non aux transports et aux postes, de plus en plus chers et de plus en plus chaotiques. Non aux industries prioritaires (textile, métallurgie, matières premières), qui font, plus que les secteurs parasitaires, les frais du capitalisme spéculatif. Non à la recherche et à la propagation des énergies non polluantes. Ils servent à renflouer les malversations bancaires, à combler le gouffre sans fond d’un déficit virtuel. J’ai conscience de l’ampleur de la tâche, mais j’aimerais attirer l’attention sur les questions suivantes, qui me paraissent prioritaires : Comment favoriser la mise au point des formes d’énergie gratuite à usage des collectivités locales et fédérées ? Comment constituer une coopérative d’investissement pour en financer la construction ? Comment organiser une production locale pour une consommation locale, afin d’assurer une gratuité des biens de survie, qui rende l’argent obsolète ? Comment généraliser l’occupation des usines, leur gestion et leur reconversion éventuelle par ceux qui y travaillent ? Comment mettre sur pied la gestion collective d’un fonds d’investissement constitué par une participation financière qui serait rendue possible par le refus des bénéficiaires de petits et de moyens revenus d’acquitter les taxes et les impôts prélevés par l’Etat-bankster ? La gratuité est l’arme absolue contre le système marchand. Comment en propager l’idée et la pratique ?

Créer et laisser vivre  un lieu où les accords du peuple ne se fondent ni sur la prédominance de la majorité sur une minorité ni sur aucune autre façon d’imposer son point de vue comme celle communément exercée par le pouvoir de ceux d’en haut, mais sur le respect mutuel entre toutes les composantes du peuple. Dans un tel lieu, nous nous proposons donc de lutter pour construire, consolider et relier des autonomies, estimant que l’autonomie des peuples, des groupes, des collectifs, des individus, des organisations et autres, constitue une alternative réelle d’opposition au système de gouvernement autoritaire actuel. L’autonomie entendue comme la construction d’autres réalités montrant qu’il existe une autre manière de changer les choses à la source, dans laquelle les peuples décident de leurs propres modes de vie, et non au sein d’institutions qui ne font que réformer l’oppression et la répression, comme le font les partis politiques qui produisent des tyrans, homme ou femme, des caciques et un autoritarisme chez tous ceux et toutes celles qui y accèdent à travers des postes qui leur confèrent une quelconque autorité.»

  • Comment favoriser la propagation des fermes dites biologiques et leur influence dans les villes ?

  • Comment multiplier de petites unités scolaires de proximité, d’où soient bannies les notions de compétition, de concurrence et de prédation ?

  • Comment doter les collectivités locales de maisons de santé, où les premiers soins puissent être assurés avec l’aide des médecins de campagne et de quartiers ?

  • Comment organiser un réseau de transports gratuits et non polluants ?

  • Comment mettre en pratique une solidarité active en faveur des enfants, des vieux, des malades et handicapés, des personnes en difficultés mentales ?

  • Comment mettre en ouvre des ateliers de création ouverts à tous ?

  • Comment reconvertir les supermarchés en entrepôts où les produits utiles et agréables fassent l’objet de trocs ou d’échanges de services en vue de favoriser la disparition de l’argent et du pouvoir ?

Il est temps de prendre conscience que le vieux monde s’effondre. Si nous ne voulons pas disparaître avec lui, la tâche la plus importante est de jeter les bases d’une société nouvelle.

A San Cristobal, l’Université de la Terre propose une formation gratuite dans les domaines les plus divers (en plus des matières traditionnelles : des ateliers de cordonnerie, de mécanique, d’électronique, de ferronnerie, de physique, d’agriculture naturelle, d’art culinaire, de musique, de peinture, etc.) La seule qualité requise est le désir d’apprendre. Il n’y a pas de diplôme mais on attend de « ceux qui savent » qu’ils communiquent gratuitement et partout leurs connaissances. Construire dès maintenant l’autogestion

Raoul Vaneigem

 

Intimité vraie 22 mars 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 2 02 50 0350

 

Ecoute…ré-agis, re-lie(ur) 4 mars 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 2 02 32 0332

La seule condition au triomphe du mal , c’est l’inaction des gens de bien… »

L’autonomie est un moyen de faire face à tout le contrôle.

L’éco et l’autoconstruction est un aspect de la lutte pour notre liberté mais ce n’est pas tout… A quoi bon habiter dans une belle maison en bois, avec mes panneaux solaires et mon potager si je laisse des technologies comme HAARP, échelon, contrôler l’humanité et détruire la planète?

Je ne veux pas regarder le monde partir en ruine du haut de ma montagne!

C’est mon choix et je ne l’imposerai à personne, je demande juste à tout le monde de réfléchir. Tous les sujets proposés peuvent être interressants, à vous de voir si vous résonnez ou pas.   Je sais que certaines infos sont dures à entendre et à admettre, mais le but n’est pas d’entretenir la peur ou la panique qui n’apporte rien de positif: le but, en s’informant, est de lutter contre l’ignorance; peu de gens savent ce que certains dirigeants mettent en place depuis des années pour asservir l’humanité, c’est une réalité et la fuir n’arrangerait rien. Informez vous, des dizaines de livres, vidéos existent sur le sujet, passez l’info pour qu’un jour nous puissions oeuvrer ensemble pour une véritable liberté de vivre et surtout de penser. Nous ne pouvons plus agir que dans notre coin, c’est une prise de conscience majeure qui est maintenant nécessaire pour que les choses changent. L’écoconstruction, l’énergie libre, le bio sont important mais encore une fois ce n’est pas tout…

Cédric, un éco-constrcteur membre de Rahmabaman.

D’ailleurs,

Ici, un interview intéressant de Martin Luther King qui répond aux questions « Pourquoi ne pouvons-nous pas attendre », « Pourquoi devons-nous désobéir parfois », et « Pourquoi doit-on ne pas être modéré ».

http://lmsi.net/spip.php?article755

Une citation pour les flemmards : « Je dois vous faire deux aveux sincères, mes frères chrétiens et juifs. Tout d’abord je dois vous avouer que, ces dernières années, j’ai été gravement déçu par les Blancs modérés. J’en suis presque arrivé à la conclusion regrettable que le grand obstacle opposé aux Noirs en lutte pour leur liberté, ce n’est pas le membre du Conseil des citoyens blancs ni celui du Ku Klux Klan, mais le Blanc modéré qui est plus attaché à l’« ordre » qu’à la justice ; qui préfère une paix négative issue d’une absence de tensions à une paix positive issue d’une victoire de la justice ; qui répète constamment : « Je suis d’accord avec vous sur les objectifs, mais je ne peux approuver vos méthodes d’action directe » ; qui croit pouvoir fixer, en bon paternaliste, un calendrier pour la libération d’un autre homme ; qui cultive le mythe du « temps-qui-travaille-pour-vous » et conseille constamment au Noir d’attendre « un moment plus opportun ». La compréhension superficielle des gens de bonne volonté est plus frustrante que l’incompréhension totale des gens mal intentionnés. Une acceptation tiède est plus irritante qu’un refus pur et simple. »

Pierre, un autre auto-constructeur du réseau Rahmabaman.

 

Petit, mais costaud… merci victor hugo, de l’inspir 4 mars 2009

Classé dans : offertoire — hugmir @ 1 01 55 0355

Petit morceau choisi de la littérature française…

Que peut-il ? Tout.

    Qu'a-t-il fait ? Rien.

    Avec cette pleine puissance,

    en huit mois un homme de génie

    eût changé la face de la France,

    de l'Europe peut-être.

    Seulement voilà, il a pris la France

    et n'en sait rien faire.

    Dieu sait pourtant que le Président se démène :

    il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;

    ne pouvant créer, il décrète ; il cherche

    à donner le change sur sa nullité ; c'est

    le mouvement perpétuel ; mais, hélas !

    cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir

    a épousé une princesse étrangère

    est un carriériste avantageux.

    Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,

    ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

    Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le

    coffre-fort.Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

    Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit

    et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,

    il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,

lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,d'un homme médiocre échappé .

*Victor HUGO, ; Napoléon, le petit *Réédité : Actes Sud Édition orig numérisée sur Gallica