le saule va né

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Principe d’échange ,formation à la liberté 22 janvier 2009

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 10 10 06 0106
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« Etre et ne pas devoir être » (Francesco Codello)


Je rappelle qu’il s’agit d’un échange, un coût indicatif en est également une forme (pourtant cette circulation peut revêtir bien d’autres formes, auxquelles notre imaginaire n’a cesse de s’appliquer!). Dès lors, la voie est libre à chacun de s’y employer!

Je me permet de citer Hugues Lenoir :

“Former l’esprit, c’est le mettre en garde contre toutes les causes subjectives (intérêt personnel, amour propre, paresse, dépendance d’autrui, principes dogmatiques, goût du merveilleux), qui nous empêchent d’observer et de juger ou nous induisent en erreur dans nos observations et nos jugements.

L’éducation libertaire s’affirme comme une pédagogie rationaliste, voire scientifique qui refuse de faire de l’enfant, et plus tard de l’adulte, un croyant en l’anarchie.

La pédagogie libertaire, d’abord, n’est pas une pédagogie de l’outil, mais une pédagogie de la démarche et de l’attitude. C’est-à-dire qu’elle ne fonde pas ses résultats sur l’objet de la médiation – tel ou tel livre, telle ou telle méthode, tel ou tel support – mais sur l’aptitude du groupe et de son animateur à mettre en oeuvre un processus éducatif dans la liberté. Elle est une intention permanente en acte, d’où ses fragilités, et non pas une croyance dans l’infaillibilité de la méthode, d’où sa force. La pédagogie libertaire est une pédagogie pragmatique, non dogmatique, qui repose avant tout sur quelques principes simples et surtout sur la conscience et la participation active de ceux et de celles qui la mettent en oeuvre en situation et dans un contexte.

  • Je propose un contenu: la vannerie du périgord, par exemple, à nous de trouver des dates pour s’entendre!
  • -Proposition de lieux: Sisteron et Digne les bains(04), dans le           Trièves (38) et Sederon (26); à Eourres (05)-dans la yourte!

Si l’un de ces lieux vous convient avertissez dès que possible!

Hugues-mircea:0492436938/ hmircea@no-log.org

 

Metteur en scène 9 octobre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 14 02 25 1025

Souriez!

Souriez!

hugues-mircea PAILLET*

Je témoigne de la richesse infinie que peut signifier pour un être l’acquisition d’un savoir-faire manuel, tel que peut l’être l’osier-vannerie!

Donner vie à cet art, c’est d’abord œuvrer  seul, avec son ombre : lui donner forme,  la cerner;  lui permettre de grandir :  vaincue,  elle laissera place à la lumière.

S’ennoblir au soleil du dressage de nos passions, au domptage de nos forces vitales débordantes d’enthousiasme,  comme de fragilité:  c’est croire à l’inaccessible du chemin qui peut conduire à la réalisation : ce processus alchimique, puisque fruit du cheminement de chaque individu, de la qualité du parcours entamé, de la force appliquée à l’ouvrage toute tissée du souffle détendu !

Créer LA BELLE FORME, c’est accueillir un nouveau souffle de la vie,  le retenir un moment jusqu’à l’expire, qu’il distille en nous et autour de nous  le suc délicat de sa tension.

Je me laisse habiter,  j’observe,  j’accueille et accepte parfois d’avoir failli.

*maître osiériculteur-vannier, diplômé de l’école nationale de Fayl-billot(52) en 2002;  installé en tant qu’exploitant agricole depuis 2003 à Eourres(05); militant de l’humble et auguste brin d’osier : de celui qui sans prétention enseigna le saint comme le pécheur!

“J’avais consacré mon mémoire d’instituteur au soucis de l’intérêt que peut manifester l’enfant pour la “matière” que le pédagogue motivé voire l’institution  souhaite lui transmettre voire proposer!
Pour ce faire, après l’école normale affectée d’une ouverture vers la pédagogie Freinet, un module d’approfondissement aux pédagogies alternatives m’a présenté la philosophie de Rudolph Steiner et des  écoles Waldorf qu’il a créé:  j’ai embrayé pendant 2 ans à me former à cet art en me déformant ainsi de nombreux carcans inculqués.
J’ai reçu alors 2 cadeaux du ciel -Sophia d’abord,  puis Lise-;  la séparation d’avec leur maman me permis de gouter à l’absence, celle du fils unique qui encore s’apprend.

Après cette fameuse reconversion pour l’agriculture (osiériculture-vannerie), un mariage et le nouveau départ professionnel dans la foulée; le décès  de la maman de Syowinn ,la petite dernière , me met enfin au pied du mur de l’éducation mono -parentale du tout petit (elle n’a encore que 4 ans).
L’intérêt de l’enfant entre 6 et 12 ans avait été un préalable,j’avais un bébé de 8 mois dans les bras :son désir de vivre , le mien de retrouver ce goût là.

Alors, au lieu de plonger dans le monde de l’enfant avec l’enfant,
je me suis,  je m’illusionnais,  “réfugié “dans mon métier passion,ce tressage du saule-osier, sa culture et la transmission du savoir-faire vannier.

L’enfant je le regardais du coin de l’œil, sa charge me faisait peur, aujourd’hui encore, je suis réticent!

Responsable à la  bonne heure, du bonheur des autres …mais de l’enfant, de mon enfant…intérieur.


Une entreprise agricole, ça me plaît; mieux  serait une aventure de clan, de projet, je l’entrevois telle vraie!

Voici une bouteille de vie (d’eau douce) lancée  dans l’océan du modernisme, la promesse d’un vivant : restera- t- il seulement quelques palmiers ou oasis résonnant à cette cohérence : je garde foi . “


Osez la vannerie d'osier

 

Notre liberté en danger: réagissons! 22 mai 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 0 12 57 0557

CODEX ALIMENTARIUS
Directives Europeen sur medecines alternatives et supplement alimentaires.

Je porte à votre attention l’information ci-après :

Une nouvelle directive de l’Union Européenne doit être mise en place au 31 décembre de cette année. Il s’agit d’un “Codex Alimentarius” qui limiterait considérablement les substances autorisées dans le domaine des médecines alternatives et des suppléments alimentaires, si la directive était votée.

Ceci aurait pour effet que pour les remèdes que nous achetons aujourd’hui (Hémopathie, Fleurs de Bach, sels de Schlüssler, minéraux et vitamines) le nombre des substances actives autorisées serait si limité que ces médicaments perdraient leur efficacité. Pire encore ces médicaments pourraient disparaitre du marché parce qu’ils n’auraient pas reçu d’autorisation de vente du fait des nouveaux critères d’autorisation de mise sur le marché extrêmement restrictifs.

Cette information est d’autant plus alarmante que cela signifierait pour nous tous la fin d’une liberté thérapeutique et aussi la fin de tous les métiers qui utilisent ces substances (naturopathes, phytothérapeutes, homéopathes, herboristes ainsi que les laboratoires produisants ces remèdes).

En Grande-Bretagne les “Health Stores” comme “boots” font actuellement campagne dans tout le pays en demandant aux clients de faire pression auprès de leurs députés pour stopper le vote de cette directive. Le sujet est débattu officiellement et publiquement. Malheureusement les médias en France et en Allemagne ont très peu ou pas publié cette information qui nous concerne tous.

Il est à noter d’ailleurs que les pays qui ont pris l’initiative de cette nouvelle directive sont l’Italie, l’Allemagne … et la France.

Vous trouverez si après l’accès (en français) du site anglais de “Consumers for Health choice” qui a mis en place une pétition européenne.

http://www.consumersforhealthchoice.com/index.php?option=com_content&task=view&id=268&Itemid=225

Ce site vous propose de signer une pétition, mais aussi d’écrire à votre député à Bruxelles.

Une telle directive inspirée par les lobbies de l’industrie pharmaceutique, limiterait au maximum la commercialisation de remèdes naturels au profit de médicaments allopathiques.

Je vous remercie pour votre attention et espère que vous serez nombreux à signer cette pétition. Merci de faire connaitre cette information à votre entourage !

Meilleures salutations
Barbara Thielmann Association “Die Alternative”

 

Construire dès maintenant l’autogestion, extrait de Raoul Vaneigem 17 avril 2009

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 0 12 43 0443

La société marchande a creusé sa tombe en faisant de la terre un cimetière. Elle offre aujourd’hui le spectacle de sa propre fin, dans le théâtre d’un monde en ruines où les masses anesthésiées semblent se résigner à disparaître avec lui. Ceux qui se contentent d’applaudir à l’effondrement du capitalisme financier ou à opposer une violence aveugle à la violence du profit ne font qu’entretenir cette fascination de l’autodestruction et du désespoir dont les mafias affairistes, idéologiques et religieuses ont besoin pour affermir leur emprise. Si nous ne sortons pas de la réalité économique en créant une réalité humaine, nous permettrons une fois de plus à la barbarie marchande de se perpétuer. De même que l’économie agraire de l’Ancien régime était une forme sclérosée qu’avec la révolution de 1789 l’économie de libre-échange allait briser pour prendre son essor, de même le capitalisme boursicoteur et spéculatif dont nous contemplons la débâcle s’apprête à laisser la place à un capitalisme redynamisé par la production d’énergies naturelles non polluantes, le retour à la valeur d’usage, l’agriculture biologique, un replâtrage hâtif du service public, une hypocrite moralisation du commerce. L’avenir appartient à des collectivités autogérées mettant la production de biens et de services indispensables (énergies naturelles, biodiversité, enseignement, maisons de santé, transports, métallurgie, textiles) au service de tous. Il s’agit de produire pour nous et non plus pour commercialiser des denrées que nous devrons acheter selon les prix du marché alors que les travailleurs les ont conçues et fabriquées. Il est temps de rompre avec les lois d’un affairisme qui programme avec sa faillite celle de notre existence. Il faut que les relations humaines supplantent les relations commerciales et les annulent. La désobéissance civile consiste à passer outre aux décisions d’un Etat escroquant les citoyens pour renflouer les escroqueries du capitalisme financier. Pourquoi payer à l’Etat-bankster des impôts destinés vainement à combler le gouffre des malversations alors que nous pouvons les affecter dans chaque collectivité locale à l’autofinancement des énergies gratuites ? La démocratie directe des assemblées autogérées est en droit d’ignorer les diktats de la démocratie parlementaire corrompue. Tirons parti de la mutation en cours pour constituer des collectivités où le désir de vivre l’emporte sur la tyrannie de l’argent et du pouvoir. La désobéissance civile envers un Etat qui nous escroque est un droit. Où vont nos taxes et nos impôts ? Non au secteur public, qui se délabre au profit d’escrocs étatiques et privés. Non aux écoles, en passe de devenir un élevage concentrationnaire d’esclaves jetés sur le marché. Non aux hôpitaux, gérés comme des entreprises à rentabiliser, où les patients deviennent des clients à rentabiliser, où les soins laissent place à l’affairisme. Non aux transports et aux postes, de plus en plus chers et de plus en plus chaotiques. Non aux industries prioritaires (textile, métallurgie, matières premières), qui font, plus que les secteurs parasitaires, les frais du capitalisme spéculatif. Non à la recherche et à la propagation des énergies non polluantes. Ils servent à renflouer les malversations bancaires, à combler le gouffre sans fond d’un déficit virtuel. J’ai conscience de l’ampleur de la tâche, mais j’aimerais attirer l’attention sur les questions suivantes, qui me paraissent prioritaires : Comment favoriser la mise au point des formes d’énergie gratuite à usage des collectivités locales et fédérées ? Comment constituer une coopérative d’investissement pour en financer la construction ? Comment organiser une production locale pour une consommation locale, afin d’assurer une gratuité des biens de survie, qui rende l’argent obsolète ? Comment généraliser l’occupation des usines, leur gestion et leur reconversion éventuelle par ceux qui y travaillent ? Comment mettre sur pied la gestion collective d’un fonds d’investissement constitué par une participation financière qui serait rendue possible par le refus des bénéficiaires de petits et de moyens revenus d’acquitter les taxes et les impôts prélevés par l’Etat-bankster ? La gratuité est l’arme absolue contre le système marchand. Comment en propager l’idée et la pratique ?

Créer et laisser vivre  un lieu où les accords du peuple ne se fondent ni sur la prédominance de la majorité sur une minorité ni sur aucune autre façon d’imposer son point de vue comme celle communément exercée par le pouvoir de ceux d’en haut, mais sur le respect mutuel entre toutes les composantes du peuple. Dans un tel lieu, nous nous proposons donc de lutter pour construire, consolider et relier des autonomies, estimant que l’autonomie des peuples, des groupes, des collectifs, des individus, des organisations et autres, constitue une alternative réelle d’opposition au système de gouvernement autoritaire actuel. L’autonomie entendue comme la construction d’autres réalités montrant qu’il existe une autre manière de changer les choses à la source, dans laquelle les peuples décident de leurs propres modes de vie, et non au sein d’institutions qui ne font que réformer l’oppression et la répression, comme le font les partis politiques qui produisent des tyrans, homme ou femme, des caciques et un autoritarisme chez tous ceux et toutes celles qui y accèdent à travers des postes qui leur confèrent une quelconque autorité.»

  • Comment favoriser la propagation des fermes dites biologiques et leur influence dans les villes ?

  • Comment multiplier de petites unités scolaires de proximité, d’où soient bannies les notions de compétition, de concurrence et de prédation ?

  • Comment doter les collectivités locales de maisons de santé, où les premiers soins puissent être assurés avec l’aide des médecins de campagne et de quartiers ?

  • Comment organiser un réseau de transports gratuits et non polluants ?

  • Comment mettre en pratique une solidarité active en faveur des enfants, des vieux, des malades et handicapés, des personnes en difficultés mentales ?

  • Comment mettre en ouvre des ateliers de création ouverts à tous ?

  • Comment reconvertir les supermarchés en entrepôts où les produits utiles et agréables fassent l’objet de trocs ou d’échanges de services en vue de favoriser la disparition de l’argent et du pouvoir ?

Il est temps de prendre conscience que le vieux monde s’effondre. Si nous ne voulons pas disparaître avec lui, la tâche la plus importante est de jeter les bases d’une société nouvelle.

A San Cristobal, l’Université de la Terre propose une formation gratuite dans les domaines les plus divers (en plus des matières traditionnelles : des ateliers de cordonnerie, de mécanique, d’électronique, de ferronnerie, de physique, d’agriculture naturelle, d’art culinaire, de musique, de peinture, etc.) La seule qualité requise est le désir d’apprendre. Il n’y a pas de diplôme mais on attend de « ceux qui savent » qu’ils communiquent gratuitement et partout leurs connaissances. Construire dès maintenant l’autogestion

Raoul Vaneigem

 

Intimité vraie 22 mars 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 2 02 50 0350

 

Ecoute…ré-agis, re-lie(ur) 4 mars 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 2 02 32 0332

La seule condition au triomphe du mal , c’est l’inaction des gens de bien…”

L’autonomie est un moyen de faire face à tout le contrôle.

L’éco et l’autoconstruction est un aspect de la lutte pour notre liberté mais ce n’est pas tout… A quoi bon habiter dans une belle maison en bois, avec mes panneaux solaires et mon potager si je laisse des technologies comme HAARP, échelon, contrôler l’humanité et détruire la planète?

Je ne veux pas regarder le monde partir en ruine du haut de ma montagne!

C’est mon choix et je ne l’imposerai à personne, je demande juste à tout le monde de réfléchir. Tous les sujets proposés peuvent être interressants, à vous de voir si vous résonnez ou pas.   Je sais que certaines infos sont dures à entendre et à admettre, mais le but n’est pas d’entretenir la peur ou la panique qui n’apporte rien de positif: le but, en s’informant, est de lutter contre l’ignorance; peu de gens savent ce que certains dirigeants mettent en place depuis des années pour asservir l’humanité, c’est une réalité et la fuir n’arrangerait rien. Informez vous, des dizaines de livres, vidéos existent sur le sujet, passez l’info pour qu’un jour nous puissions oeuvrer ensemble pour une véritable liberté de vivre et surtout de penser. Nous ne pouvons plus agir que dans notre coin, c’est une prise de conscience majeure qui est maintenant nécessaire pour que les choses changent. L’écoconstruction, l’énergie libre, le bio sont important mais encore une fois ce n’est pas tout…

Cédric, un éco-constrcteur membre de Rahmabaman.

D’ailleurs,

Ici, un interview intéressant de Martin Luther King qui répond aux questions “Pourquoi ne pouvons-nous pas attendre”, “Pourquoi devons-nous désobéir parfois”, et “Pourquoi doit-on ne pas être modéré”.

http://lmsi.net/spip.php?article755

Une citation pour les flemmards : “Je dois vous faire deux aveux sincères, mes frères chrétiens et juifs. Tout d’abord je dois vous avouer que, ces dernières années, j’ai été gravement déçu par les Blancs modérés. J’en suis presque arrivé à la conclusion regrettable que le grand obstacle opposé aux Noirs en lutte pour leur liberté, ce n’est pas le membre du Conseil des citoyens blancs ni celui du Ku Klux Klan, mais le Blanc modéré qui est plus attaché à l’« ordre » qu’à la justice ; qui préfère une paix négative issue d’une absence de tensions à une paix positive issue d’une victoire de la justice ; qui répète constamment : « Je suis d’accord avec vous sur les objectifs, mais je ne peux approuver vos méthodes d’action directe » ; qui croit pouvoir fixer, en bon paternaliste, un calendrier pour la libération d’un autre homme ; qui cultive le mythe du « temps-qui-travaille-pour-vous » et conseille constamment au Noir d’attendre « un moment plus opportun ». La compréhension superficielle des gens de bonne volonté est plus frustrante que l’incompréhension totale des gens mal intentionnés. Une acceptation tiède est plus irritante qu’un refus pur et simple.”

Pierre, un autre auto-constructeur du réseau Rahmabaman.

 

Petit, mais costaud… merci victor hugo, de l’inspir 4 mars 2009

Classé dans : offertoire — hugmir @ 1 01 55 0355

Petit morceau choisi de la littérature française…

Que peut-il ? Tout.

    Qu'a-t-il fait ? Rien.

    Avec cette pleine puissance,

    en huit mois un homme de génie

    eût changé la face de la France,

    de l'Europe peut-être.

    Seulement voilà, il a pris la France

    et n'en sait rien faire.

    Dieu sait pourtant que le Président se démène :

    il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;

    ne pouvant créer, il décrète ; il cherche

    à donner le change sur sa nullité ; c'est

    le mouvement perpétuel ; mais, hélas !

    cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir

    a épousé une princesse étrangère

    est un carriériste avantageux.

    Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,

    ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

    Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le

    coffre-fort.Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

    Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit

    et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,

    il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,

lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,d'un homme médiocre échappé .

*Victor HUGO, ; Napoléon, le petit *Réédité : Actes Sud Édition orig numérisée sur Gallica
 

Construire dès maintenant l’autogestion. 21 février 2009

Classé dans : 1 — hugmir @ 8 08 15 0215

La société marchande a creusé sa tombe en faisant de la terre un cimetière. Elle offre aujourd’hui le spectacle de sa propre fin, dans le théâtre d’un monde en ruines où les masses anesthésiées semblent se résigner à disparaître avec lui.
Ceux qui se contentent d’applaudir à l’effondrement du capitalisme financier ou à opposer une violence aveugle à la violence du profit ne font qu’entretenir cette fascination de l’autodestruction et du désespoir dont les mafias affairistes, idéologiques et religieuses ont besoin pour affermir leur emprise. Si nous ne sortons pas de la réalité économique en créant une réalité humaine, nous permettrons une fois de plus à la barbarie marchande de se perpétuer.
De même que l’économie agraire de l’Ancien régime était une forme sclérosée qu’avec la révolution de 1789 l’économie de libre-échange allait briser pour prendre son essor, de même le capitalisme boursicoteur et spéculatif dont nous contemplons la débâcle s’apprête à laisser la place à un capitalisme redynamisé par la production d’énergies naturelles non polluantes, le retour à la valeur d’usage, l’agriculture biologique, un replâtrage hâtif du service public, une hypocrite moralisation du commerce.
L’avenir appartient à des collectivités autogérées mettant la production de biens et de services indispensables (énergies naturelles, biodiversité, enseignement, maisons de santé, transports, métallurgie, textiles) au service de tous. Il s’agit de produire pour nous et non plus pour commercialiser des denrées que nous devrons acheter selon les prix du marché alors que les travailleurs les ont conçues et fabriquées. Il est temps de rompre avec les lois d’un affairisme qui programme avec sa faillite celle de notre existence.
Il faut que les relations humaines supplantent les relations commerciales et les annulent.
La désobéissance civile consiste à passer outre aux décisions d’un Etat escroquant les citoyens pour renflouer les escroqueries du capitalisme financier. Pourquoi payer à l’Etat-bankster des impôts destinés vainement à combler le gouffre des malversations alors que nous pouvons les affecter dans chaque collectivité locale à l’autofinancement des énergies gratuites ?
La démocratie directe des assemblées autogérées est en droit d’ignorer les diktats de la démocratie parlementaire corrompue. Tirons parti de la mutation en cours pour constituer des collectivités où le désir de vivre l’emporte sur la tyrannie de l’argent et du pouvoir. La désobéissance civile envers un Etat qui nous escroque est un droit.
Où vont nos taxes et nos impôts ? Non au secteur public, qui se délabre au profit d’escrocs étatiques et privés. Non aux écoles, en passe de devenir un élevage concentrationnaire d’esclaves jetés sur le marché. Non aux hôpitaux, gérés comme des entreprises à rentabiliser, où les patients deviennent des clients à rentabiliser, où les soins laissent place à l’affairisme. Non aux transports et aux postes, de plus en plus chers et de plus en plus chaotiques. Non aux industries prioritaires (textile, métallurgie, matières premières), qui font, plus que les secteurs parasitaires, les frais du capitalisme spéculatif. Non à la recherche et à la propagation des énergies non polluantes. Ils servent à renflouer les malversations bancaires, à combler le gouffre sans fond d’un déficit virtuel.
J’ai conscience de l’ampleur de la tâche, mais j’aimerais attirer l’attention sur les questions suivantes, qui me paraissent prioritaires :
Comment favoriser la mise au point des formes d’énergie gratuite à usage des collectivités locales et fédérées ?
Comment constituer une coopérative d’investissement pour en financer la construction ?
Comment organiser une production locale pour une consommation locale, afin d’assurer une gratuité des biens de survie, qui rende l’argent obsolète ?
Comment généraliser l’occupation des usines, leur gestion et leur reconversion éventuelle par ceux qui y travaillent ?
Comment mettre sur pied la gestion collective d’un fonds d’investissement constitué par une participation financière qui serait rendue possible par le refus des bénéficiaires de petits et de moyens revenus d’acquitter les taxes et les impôts prélevés par l’Etat-bankster ?
La gratuité est l’arme absolue contre le système marchand. Comment en propager l’idée et la pratique ?
Je voudrais évoquer ici – non comme modèle – mais comme expérience, le cas de la Commune d’Oaxaca et de VOCAL (VOIX D’OAXACA CONSTRUISANT L’AUTONOMIE ET LA LIBERTÉ).
« Les membres actuels de VOCAL sont des individu(e)s autonomes, des collectifs libertaires, des lieux autogérés, des antiautoritaires, des organisations magonistes1, des collectifs zapatistes, des groupes anarchistes, des barricadières et barricadiers, des membres de l’APPO et des adhérent(e)s à l’Autre Campagne. Tous et toutes participent à l’actuel mouvement social dans l’Oaxaca. VOCAL se veut un lieu de convergence et d’union des tentatives autonomes du peuple d’Oaxaca en lutte, de tous ceux qui, appartenant ou non à des regroupements tels que l’Assemblée populaire des peuples de l’Oaxaca (APPO), participent activement au mouvement social actuel et veulent que ce mouvement reste fidèle à ses principes d’autonomie et d’indépendance vis-à-vis des partis politiques, en revendiquant l’assemblée souveraine comme la manière la plus juste et la plus harmonieuse pour réussir à nous comprendre, à nous organiser de façon autonome et à nous autogouverner. Un lieu où les accords du peuple ne se fondent ni sur la prédominance de la majorité sur une minorité ni sur aucune autre façon d’imposer son point de vue comme celle communément exercée par le pouvoir de ceux d’en haut, mais sur le respect mutuel entre toutes les composantes du peuple. Dans un tel lieu, nous nous proposons donc de lutter pour construire, consolider et relier des autonomies, estimant que l’autonomie des peuples, des groupes, des collectifs, des individus, des organisations et autres, constitue une alternative réelle d’opposition au système de gouvernement autoritaire actuel. L’autonomie entendue comme la construction d’autres réalités montrant qu’il existe une autre manière de changer les choses à la source, dans laquelle les peuples décident de leurs propres modes de vie, et non au sein d’institutions qui ne font que réformer l’oppression et la répression, comme le font les partis politiques qui produisent des tyrans, homme ou femme, des caciques et un autoritarisme chez tous ceux et toutes celles qui y accèdent à travers des postes qui leur confèrent une quelconque autorité.»
Je trouve intéressant le mode de fonctionnement des assemblées zapatistes. Celles-ci proposent à des femmes et à des hommes de se charger de certaines missions. S’ils marquent leur accord, ils deviennent des chargés de mission, des encargados, et rendent compte à l’assemblée de leurs propositions et des résultats qu’ils ont obtenus.
Comment favoriser la propagation des fermes dites biologiques et leur influence dans les villes ?
Comment multiplier de petites unités scolaires de proximité, d’où soient bannies les notions de compétition, de concurrence et de prédation ?
A San Cristobal, l’Université de la Terre propose une formation gratuite dans les domaines les plus divers (en plus des matières traditionnelles : des ateliers de cordonnerie, de mécanique, d’électronique, de ferronnerie, de physique, d’agriculture naturelle, d’art culinaire, de musique, de peinture, etc.) La seule qualité requise est le désir d’apprendre. Il n’y a pas de diplôme mais on attend de « ceux qui savent » qu’ils communiquent gratuitement et partout leurs connaissances.
Comment doter les collectivités locales de maisons de santé, où les premiers soins puissent être assurés avec l’aide des médecins de campagne et de quartiers ?
Comment organiser un réseau de transports gratuits et non polluants ?
Comment mettre en pratique une solidarité active en faveur des enfants, des vieux, des malades et handicapés, des personnes en difficultés mentales ?
Comment mettre en ouvre des ateliers de création ouverts à tous ?
Comment reconvertir les supermarchés en entrepôts où les produits utiles et agréables fassent l’objet de trocs ou d’échanges de services en vue de favoriser la disparition de l’argent et du pouvoir ?
Il est temps de prendre conscience que le vieux monde s’effondre. Si nous ne voulons pas disparaître avec lui, la tâche la plus importante est de jeter les bases d’une société nouvelle.
Raoul Vaneigem
Note :
1 Les magonistes prennent leur nom de Flores Magon, libertaire du début du XX siècle assassiné par les « gringos ».
Annexes
R Vaneigem Construire  maintenant l autogestion.pdf

 

Conscientisation : science fiction ? 26 janvier 2009

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 3 03 44 0144
Ce n'est pas de la science fiction...

A faire suivre …svp.

    C'est de la conscientisation !

    Il est temps que l'information circule pour INVERSER la
    situation de destruction et d'esclavage en LIBERTÉ de CRÉER
    par la PENSÉE grâce à l'immense POUVOIR D'AIMER !

    /*/Si vous êtes encore capable de voir et de penser par vous-même
    vous n'hésiterez pas à difuser largement ce qui suit... et pour ceux
    qui ont une imprimante, à en faire circuler à tous ceux qui ne
    posséde pas internet !!/*/

    **CREATION D'UNE CRISE FINANCIERE PUIS ECONOMIQUE POUR ETABLIR UN
    NOUVEL ORDRE MONDIAL **

    Voilà ce que pourraient lire dans les livres d'histoire les futur
    générations: si notre humanité survie à ce qui se prépare.


    **1ère étape**

    **Production mondiale stable avec croissance régulière. Rachat et
    fusion des grands groupes (1ère étape de la mondialisation)
    apparition de nouveaux géants économiques. Dans un même temps aux
    USA, autorisations en masse de crédits à taux progressifs, à une
    grande partie de population non viable. Population qui va fortement
    s'endetter, pour accéder à la propriété (1 ère étape de la
    mondialisation). **

    **2ème étape**

    **Augmentation de la production par les nouveaux géants économiques
    pour innonder les marchés (en faisant croire à une forte demande des
    marchés asiatiques) afin de gonfler les stocks (2ème étape de la
    mondialisation) et pour faire croire dans un deuxième temps à des
    surcapacités de production mondiale. L'augmentation de la production
    entraînera une forte demande d'énergie et un choc pétrolier
    passager. Dopage des marchés et hausse des prix (pour engranger les
    fonds nécessaires avant la dépression programmée). Début des
    faillites des ménages aux USA, créant des avoirs pourris, début des
    suprimes. **

    **3ème'étape **

    **Les avoirs pourris font plonger les résultats des banques.
    L'augmentation des stocks commence à faire chuter les cours.
    Réaction des marchés financiers face aux subprimes US et aux stocks
    surabondants. Dépression et effondrement des marchés. Faillites des
    banques. Rachats et fusions des banques avec l'argent public,
    affaiblissant un peu plus les états (3ème étape de la
    mondialisation). Création de la crise financière. Effondrement des
    valeurs boursières des grands groupes, les rendant vulnérables aux
    OPA (Offre Public=2 0d' Achat, 3ème étape de la mondialisation). **

    **4ème étape **

    **Médiatisation à outrance de la crise financière, pour imprég
    les consciences qu'il y a récession économique. Fermeture en masse
    des unités de production les moins rentables, sans résistance des
    populations, car "c'est la crise". Rachat à bas prix et
    mondialisation des capacités de production, dans tous les
    domaines.Obtention des monopoles (4ème étape de la mondialisation).
    La constitution de stocks en amont permettra d'alimenter les
    marchés, pour ne pas risquer de voir repartir les prix à la hausse,
    avant d'avoir finalisé la 4ème étape. Augmentation du chômage et de
    la précarité par les fermetures en masse des usines. Création d'un
    climat de peur chez les populations mondiales, pour permettre une
    forte diminution des salaires et une remise à plat des avantages
    sociaux. Réformes voir suppressions à terme des couvertures
    sociales, des retraites, des services publiques de la santé, de
    l'éducation, etc. Tout cela sans trop de résistances, car « c'est la
    crise » **

    **5ème et dernière étape instituant le nouvel ordre mondial**

    **Dans un premier temps, il pourrait y avoir des risques de
    soulèvements entre les pouvoirs poussant au nouvel ordre mondial et
    les populations de la planète qui n'en veulent pas.**** _Si
    nécessaire, la révélation au grand public de l'existence de vies
    extraterrestres agressives, pourrait permettre de finaliser la
    militarisation de l'espace.Ce qui empêchera toutes
    interventions pacifiques (d'éventuelles forces supérieures) ou
    encore, permettra de tuer dans l'oeuf tous pays ou mouvements
    réfractaires. De fortes augmentations des prix, affaibliront les
    plus démunis et augmenteront les écarts entre les classes sociales.
    L'appauvrissement général diminuera la population mondiale par la
    récession, la famine et les maladies (tous continents confondus).
    **_L'utilisation de la technologie HAARP pourrait permettre
    d'amplifier les phénomènes naturels, afin de déclencher des
    catastrophes dites naturelles et accélérer la réduction des
    populations sur les continents._**** Le chaos général ainsi créé,
    permettant de faire passer les réformes. Des campagnes dites de
    vaccination pourront aussi permettre de réduire les populations sans
    faire de vagues. L’instauration d'un nouvel ordre mondial sera ainsi
    sournoisement instauré, sans contre pouvoirs dans les domaines de la
    finance, de l'énergie, des matières premières et de l'alimentation,
    mettant à genoux toute la planète. La mise en place de puces dans le
    corps de chaque individu permettra un fichage, pour ne garder que
    ceux utiles. Autrement dit. La vie telle que vous la connaissez
    aujourd'hui n'existera plus, vous serez devenu les objets du nouvel
    ordre mondial**

    **QUE FAIRE. POUR EMPÊCHER L'IRRÉPARABLE?**

    **Ne croyez pas que ce que vous venez de lire est un scénario
    catastrophe de sciencèfiction, ou les déblatérassions d'un fou, ou
    encore qu'il est impossible que cela puisse arriver; car c'est en
    train de se passer sous vos yeux (observez et analysez). Nous sommes
    déjà au début de la 4ème étape, programmée pour 2009 et 2010. Si
    vous pensez ne pas être concerné par ce que vous venez de lire, vous
    avez tord. Car très bientôt, votre vie et la vie en générale telle
    que nous la connaissons tous, n'existera plus. Les pouvoirs en place
    savent bien de quoi ils parlent, lorsqu'ils nous disent qu'après la
    crise, plus rien ne sera comme avant!!! Votre plus grand tord et de
    penser que vous ne pouvez rien faire et de laisser vos pouvoirs aux
    autres, pour régler les problèmes du monde. Car non seulement ils ne
    régleront rien (depuis combien de décennies la faim dans le monde
    devrait avoir disparue ?) mais en plus ils utilisent votre pouvoir
    pour détruire la vie et la planète, afin de servir leurs propres
    intérêts, avec votre bénédiction. il est plus que temps de réagir et
    de vous prendre en main, pour créer le bonheur dont vous rêvez. Ne
    permettons pas que ce qu'ils ont programmé arrive! **

    **On vous fait croire depuis toujours que vous n'avez aucun pouvoir,
    alors que c'est entièrement faux**** ****!!****!**

    ** ****_Nous sommes tous maître de notre existence_****_, _****_bien
    plus que vous n'avez jamais osé l'imaginer._****_ _****_Il vous
    suffit de penser autrement_****.Arrêtez d'écouter les médias, pour
    ne plus être manipulé. Croyez vous, que toutes les grandes marques
    dépenseraient des milliards en publicités, si cela n'influençait pas
    notre subconscient à acheter leurs produits. En utilisant les mêmes
    méthodes et bien d'autres encore, les pouvoirs en place nous
    maintiennent dans l'ignorance, la peur et la dépendance
    (alimentaire, énergétique, financière, etc ... ) pour continuer à
    avoir la main mise sur une population inconsciente de ses pouvoirs,
    maintenue sous perfusion et dans l'esclavage moderne****.****
    ****_N'ayez pas peur de demain, car en réalité il n'y a que
    l'instant présent qui existe et c'est ici et_**** _maintenant que
    nous créons notre futur, par la pensée. Et ouf !!! c'est comme cela
    que ça marche (très peu créent consciemment, comme le font les
    grands maîtres_****.**** Et pour ainsi dire, tout le reste de la
    population de notre planète crée inconsciemment). Alors, ayez des
    pensées positives et d'amour envers votre prochain. **

    **Vous générerez ainsi les énergies les plus puissantes de
    l'univers, capables de changements incroyables que vous ne pouvez
    même pas imaginer. Pour le plus grand bonheur de toute l'humanité.
    Si cela vous fait bêtement sourire, essayez plutôt d'envoyer chaque
    matin, des pensées positives d'amour en serrant la main des
    personnes que vous rencontrez. Et observez jour après jour, les
    transformations s'opérer. il vous faut reprendre conscience de votre
    pouvoir. Il est plus que temps de créer des économies parallèles et
    locales. Le recours à l'entraide et au troc doit se mettre en place
    pour passer les caps difficiles.**** ****Toutes les solutions pour
    réduire notre dépendance envers l'énergie, l'alimentation et le
    pouvoir de l'argent doivent être envisagées et misent en oeuvre.
    N'oubliez pas que le pouvoir actuel et prêt à exterminer une grande
    partie de la population pour maintenir sa suprématie et parvenir à
    ses fins. Ne vous laissez plus duper. Ne marchez pas dans leurs
    plans, continuez à consommer pour maintenir l'économie et ne vous
    laissez pas allé à la morosité, mais prenez du plaisir à vivre. **

    **Traduisez ce document dans toutes les langues et diffusez le
    largement à travers toute la planète. 

    Cela changera la donne très rapidement. 

    Réagissez et prenez vous en main, nous n'avez plus le choix, c'est
    votre vie qui est en jeu. 

    Élevons la conscience de notre planète, pour notre plus grand
    bonheur. 

    Ce document est anonyme afin d'éviter toutes menaces ou risques de
    représailles.

     Ne me jetez pas, transmettez moi plutôt à vos connaissances**
 

P’tit bout m’en parle, j’y entend rien… alors? La fessée, diable ri! 12 janvier 2009

Classé dans : offertoire — hugmir @ 2 02 40 0140
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Syowinn , je t’écoute …

cayenne près d'eourres!

cayenne près d'eourres!

Tu me dis souvent, je te dois des excuses; l’adulte qui prétend veut imposer sa voix, étouffer les râles !Peur du vide : vie de … l’âme fraîche qui vie hein ! -qui vient à nous demander, insiste, cri et , s’indigne . Parfois sourdement, aujourd’hui de plus en plus fréquemment avec force insistance!

Ces mots entendus sont cinglants, tes larmes ou tes gestes dénotent alors de l’absence de cette écoute vraie, faite d’un silence complice .

Je garderai la main vide afin d’accueillir tes gestes, tu peux les laisser fluer ou refluer…

A toi pti -bout, déjà grande !

Ton papa coloré d’une maman jusqu’à quand ?Sinon pour l’instant, juste à temps.

«Une fessée n’est jamais pour le bien de l’enfant, toujours pour le soulagement des parents».

«Quand on frappe les adultes, c’est une agression. Quand on frappe les animaux, c’est de la cruauté. Quand on frappe les enfants, “c’est pour leur bien”»

La modernité a peur de ses enfants. Ce n’est pas très nouveau…


En 1212, un jeune berger, Étienne, part des environs de Paris et
traverse la France entière en entraînant derrière lui deux cent mille
enfants à qui il a promis le paradis sur terre. Beaucoup de ces enfants
mourront dans la traversée des Alpes, victimes de la famine, du froid ou
mangés par les loups. Ceux qui resteront seront vendus comme esclaves en
arrivant à Gênes… Alors, à partir de 1212, la nouvelle se répand comme
une traînée de poudre : /« On nous a pris nos enfants ! »/ Et, un peu
partout, on raconte l’histoire du joueur de flûte, qui sera écrite,
beaucoup plus tard, par Hamelin. Bien sûr, même si c’est présent dans
l’histoire, on ne dit pas toujours clairement que, pour que le joueur de
flûte puisse s’emparer des enfants, il faut une faute des adultes. Une
trahison, un abandon. On ne nous vole nos enfants que parce que nous
avons manqué à notre parole.

La modernité a fait du joueur de flûte un industriel florissant qui
entraîne nos enfants dans la caverne de la brutalité et de l’obscénité
médiatiques. Mais, s’il peut ainsi nous voler nos enfants, c’est parce
que nous avons manqué à notre parole éducative. Nous avons
progressivement laissé notre société être régie par le principe de la
captation publicitaire et de la pulsion d’achat, par la sidération et le
tribalisme. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la situation étrange de
ceux qui affirment la liberté absolue pour les marchands d’excitants et
veulent la répression la plus totale pour les excités. Nous courons
ainsi à notre perte. Le joueur de flûte du caprice mondialisé à des
moyens que n’avait pas Étienne ! Alors nous prenons peur et sommes
tentés de résoudre tous les problèmes par la contention : contention
médicale, contention hypnotique, contention judiciaire, contention
disciplinaire sous toutes ses formes…

Le pari de l’éducateur, c’est qu’on peut encore, aujourd’hui, tenter de
réagir, par l’éducation. Nous ne sommes pas condamnés à la contention.
Dans nos institutions, il y aura toujours des douaniers. Soyons fiers
d’être des passeurs. Et refusons de passer pour des contrebandiers… La
pédagogie nous en donne les moyens.”

JC de Nonsco


Pour Philippe Meirieu cf: http://www.meirieu.com/ARTICLES/bruxelles_depister.htm ;

Travailler « en projets » afin qu’en lieu et place de ces
coagulations indifférenciées d’élèves qu’on voit errer dans les écoles
et les établissements aujourd’hui, émergent des collectifs structurés
qui permettent à chacun de savoir où il est, ce qu’on attend de lui et
comment il peut se situer « en tant que… »… Évaluer, enfin, mais en
s’exonérant de la hantise de la mesure. Évaluer, c’est donner de la
valeur, ce n’est pas quantifier : il nous faut sortir de cette illusion
objectiviste de l’évaluation qui croit que noter c’est comme « peser »
un travail avec des unités de mesure parfaitement calibrées : évaluer
est une transaction pédagogique qui consiste à aider l’autre à se donner
des défis pour satisfaire à de plus hautes exigences…

nature complie

nature complie

 

Nous y sommes( par Fred Vargas) 23 décembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 22 10 29 1229
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Nous y sommes
par Fred Vargas,
archéologue et écrivain

Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de
l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui
ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille
cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste
était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau,
nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les
mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous
sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent
quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la
pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la
banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer
le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome,
enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter
dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la
Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est
obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits
réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre
avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer
avec elle depuis des décennies. > La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue,
nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à
l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très
résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute
illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec
la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer
le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix,
contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la
nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile,
laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter,
laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs
(pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est
quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire .
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le
savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la
barbarie une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie
peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas.