le saule va né

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Nous y sommes( par Fred Vargas) 23 décembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 22 10 29 1229
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Nous y sommes
par Fred Vargas,
archéologue et écrivain

Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de
l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui
ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille
cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste
était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau,
nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les
mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous
sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent
quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la
pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la
banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer
le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome,
enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter
dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la
Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est
obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits
réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre
avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer
avec elle depuis des décennies. > La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue,
nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à
l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très
résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute
illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec
la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer
le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix,
contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la
nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile,
laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter,
laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs
(pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est
quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire .
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le
savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la
barbarie une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie
peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas.

 

Initier à l’art traditionnel de la vannerie: 17 décembre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 23 11 22 1222
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A l'œuvre

A l'œuvre

« J’ai goût à faire ça, goût à donner ce que j’ai reçu. C’est un atout de donner vie à du végétal pour qu’il devienne un bel objet. J’aimerais que tout le monde puisse le faire. Que les gens se sentent autonomes sur la fabrication d’un panier. C’est ça qui me plait : conclut hugues-mircea, dixit L’âge se faire, nov.2008.

Entrelacer des fibres végétales pour en faire des objets utilitaires ou décoratifs, est l’un des gestes artisanal les plus anciens de notre civilisation. Aujourd’hui, cet art traditionnel connaît une forme d’engouement et tout le monde peut s’essayer à sa pratique.

La vannerie est l’une des techniques les plus anciennes. On en retrouve trace sur tous les continents, certains objets datant de plus de 10 000 ans, ce qui en fait un art antérieur à l’invention de la céramique. La vannerie a servi aux hommes à se protéger, à porter des charges, pour chasser ou pêcher, pour les habitations et même pour les vêtements. Son importance économique fut très grande. Si l’art est millénaire, le terme de “vannerie”, lui, n’est apparu qu’au XIIè siècle. C’est le mot latin vannus, qui désigne un grand plat à anses utilisé pour séparer le grain de la paille, qui a donné son nom au métier.

Autrefois le vannier, appelé aussi mannelier ou mandelier, tressait l’osier comme le tisserand la laine. Aujourd’hui encore des artisans passionnés maintiennent en vie ce savoir faire ancestral. Beaucoup ne travaillent qu’avec leurs mains et n’utilisent que quelques outils : un sécateur ou une serpette pour couper l’osier, un poinçon pour faire des trous. Le geste requiert un peu de force, mais surtout de la patience et de la dextérité : « Selon les articles qu’on veut faire, on est obligé de forcer un peu. Mais c’est surtout de la tenue, c’est apprendre à tenir quelque  chose, c’est de la tension », nous explique Hugues, maître vannier. La pratique nécessite aussi un certain sens esthétique afin de tresser les brins d’osier dans d’élégantes figures géométriques.

Une pratique accessible à tous
Une personne ayant une déjà une solide expérience dans la vannerie mettra entre 3 et 5 heures de travail pour un panier classique. Pour un débutant, comptez le double, soit environ une journée entière pour réaliser son premier panier. De plus en plus de vanniers, amoureux de leur savoir faire, avec le désir de transmettre cet art traditionnel au plus grand nombre, organisent des stages de formations. Chacun vient y chercher ce dont il a besoin. Pour certains, ce sera faire quelque chose de leurs mains, comme un défi lancé à eux-mêmes. Pour d’autres, le contact avec la matière végétale, mobiliser le toucher sera une manière de se reconnecter avec eux-mêmes. Tous viennent par goût du panier, pour faire quelque chose d’artisanal, s’approprier des techniques et réaliser de beaux objets utilitaires ou décoratifs. Que ce soit pour se faire plaisir ou bien pour voir si la vannerie serait pour eux une activité envisageable professionnellement.

Le temps d’un stage, vous parcourrez les techniques de base de la vannerie. D’abord un fond plat ou sur croisée pour les plus doués. Une fois les fondations en place, vous apprendrez à faire les montants, jusqu’à la bordure puis la anse. Vous aborderez par là les différents points techniques : en super, la clôture à brins suivis, ou encore les torches pour renforcer et resserrer le panier comme une ceinture… Jusqu’à la naissance de l’œuvre aboutie.

 

Pour des listes décroissance aux européennes de 2009 17 décembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 23 11 08 1208

Face à l’absence d’une alternative crédible, nous souhaitons la présence de listes “décroissance” pour les élections européennes de 2009. Nous appelons à la constitution de groupes locaux, les plus larges possible, pour défendre :

• Une décroissance qui soit d’abord une décroissance des inégalités, localement, mais aussi à l’échelle de l’Europe comme à celle de la planète. Nous voulons l’instauration d’un revenu minimum et d’un revenu maximum, avec un différentiel maximum de 1 à 4. Puisqu’il n’est plus possible de faire croître le gâteau, la question de sa recette et de son partage redevient première ;

• Une décroissance du transport des marchandises à travers la planète, pour une relocalisation de la production et de la consommation, contre l’“économie de marché” (c’est-à-dire le capitalisme), mais pour une “économie des marchés” fondée sur des petites entités économiques. Nous voulons, par exemple, démanteler progressivement la grande distribution, au profit d’emplois de qualité, écologiques, qui permettent à tous mais notamment aux jeunes de trouver une place épanouissante et qui ait du sens ;

• Une décroissance du gigantisme, pour une société, une économie et des villes à taille humaine, où chacun-e puisse vivre et faire vivre sa famille dans la dignité. Nous voulons une agriculture locale, écologique et paysanne ;

• Une décroissance de la vitesse, dans une société dont l’accélération exclut chaque jour davantage d’entre nous, en commençant par les plus faibles, et nous condamne à une folle fuite en avant. Non au TGV, oui au TER. La civilisation de l’automobile n’est pas soutenable ; nous devons en sortir ;

• La décroissance de la tyrannie de la finance, pour une Europe où chaque démocratie maîtrise sa monnaie. Nous refusons la marchandisation du monde. Nous défendrons et étendrons tous les espaces de gratuité comme tous les temps de pause communs, à commencer par le dimanche ;

• Une décroissance de la déresponsabilisation sur la technique et la science. Nous faisons face à une problématique d’abord culturelle, politique et démocratique. Elle nécessite des réponses sur ces plans. Le nucléaire, les OGM, les agrocarburants ou les nanotechnologies nous conduisent dans des impasses dangereuses ;

• Une décroissance de l’emprise du pouvoir économique sur les médias, pour une presse européenne indépendante exerçant sa fonction de quatrième pouvoir, et non celle d’outil de propagande consumériste ;

• Une décroissance de la publicité, outil d’une propagande insidieuse qui fait de nous des gavés ou des frustrés de la consommation.

Nous voulons une Europe du partage, ouverte sur le monde. Une Europe qui reconnaît ses crimes liés au colonialisme, celui d’hier et d’aujourd’hui. Une Europe de l’égalité dans la promotion de la diversité de ses cultures. Une Europe veillant sur la nature comme on cultive un potager. Une Europe où chacun d’entre nous sera considéré avant tout comme un être humain et non pas un petit soldat de l’économie dont le seul horizon est de consommer et produire chaque jour davantage. Une Europe qui ne soit pas une entreprise dont la réussite se mesure à l’aune de l’augmentation du PIB mais une communauté solidaire chez elle comme solidaire au monde.

Premiers signataires : Paul Ariès, Stéphane Bienvenue, Salih Branki, Remy Cardinale, Vincent Cheynet, Julien Gonzalez, Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Baptiste Mylondo, Christophe Ondet, Thomas Waring, Gwendolyn West, Michel Evrard, Marie-José Narducci…

Voir sur internet plus d’infos et signature .

 

De l’habitat nomade : réalités. 17 décembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 23 11 04 1204
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Si le logement alternatif est démonisé par le système, c’est que le
système veut que tous soient sous contrôle et vivent dans la peur.
LA peur de ne pas pouvoir, par exemple, rembourser son crédit de 35ans pour une bicoque en parpaing low cost sur un lotissement à deux balles en face d’une nationale passante.

Mais celui qui s’achète un terrain agricole , y pose une yourte- “guers, en mongol-,  récupère l’eau de pluie, installe un panneau solaire, se chauffe au bois : est un être libre, libre de stress, que le système ne tient pas par les nouilles.
Et ça, c’est inconcevable , sinon qui contribuerait au budget de l’état et qui consommerait pour polluer notre terre…..

Demain, dès qu’il y aura 5millions de SDF, vont-ils interdire le camping, les yourtes, le caravaning, la cabane dans les bois, le droit de respirer, de vanter sans payer une dîme ?

Ils préfèrent nous montrer en permanence des SDF , des mal- logés à la télé pour que cela soit comme un repoussoir vers ce qu’il ne faut pas être .

En gros, si vous ne sautez pas pieds et doigts liés dans ce système, voilà comment vous finirez!! Donc les SDF sont très utiles au système car leur situation nous fait peur et c’est par la peur que nous nous poussons au cul pour trimer, rembourser nos crédits et être solvable pour ne pas être un « sans »!

On pourrait distribuer aux 100.000 SDF des parcelles de terres dans les
campagnes et les laisser y mettre une cabane? Et pourquoi pas ?

Ainsi, plus personne n’irait s’empaler sur des crédits car tout le monde construirait sa maison .

Et là l’immobilier s’effondrerait,des moins de taxes pour l’état : un sujet tabou!

Eh oui, le système consumériste marchand commence à s’auto-détruire et à s’effondrer sur lui même et vous n’avez encore rien vu !

Rapporté d’un heureux constructeur…

Malgré la neige ...

Malgré la neige,je tiens bon à l'entrée du village d'eourres

 

fil de création 12 décembre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 22 10 57 1257

création ergo 2008

création ergo 2008

tradition mèlée à l'utile

tradition mèlée à l'utile

L’artiste expo métiers d’art forcalquier nov8

photos à vivre habitées

 créé légé

créé légé