le saule va né

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A la foire bio et aux festivités automnales… 29 août 2009

Construire: osierire des Sculpteurs du Possible!

Participer à quelques foires-expositions-manifestations afin de lancer la dynamique de formation professionnelle, de construction du projet commun osier-vannerie et cuisine végétarienne sauvage/ biologique sur Eourres (05300):  œuvres  arti-agricoles :

-la foire biologique d’Embrun( ancienne Des Crots) via l’association Genepi (cf.www.genepi-foire-bio.org/portail/) sous forme d’atelier de périgoudins (www.la-boutique-artisane.com/vannier-reprend-techniques-ancestrales-pour-realiser-pannier-perigourdin-xml-270-768.html) et autres articles pour tous publics;

-la rencontre de Ramatuelle des samedi 19 septembre(et dimanche 20-je n’y serai pas!)  par l’association Levez le soleil (http://levezlesoleil.free.fr/pages.php?pg=3) et

-le dimanche 20 septembre la journée du Patrimoine au Musée ethnobotanique de Salagon(04):  aussi Tressage de paniers périgourdins, de 10 H à 19 H ; avec: -Visites guidées du monument et des jardins, présentation de l’Installation artistique de Paule Riché sur le thème “Présence, terre,
univers” par l’artiste.Dans le cadre de l’exposition “Vanneries et tressages végétaux d’ici et d’ailleurs”, des démonstration de vanneries vous seront proposées tout au long de la journée par des vanniers et artisans d’art( c’est nous!). Vous aurez l’occasion de découvrir, ou de mieux connaître, ce savoir-faire traditionnel du tressage de l’osier : histoire, matériaux, techniques, formes et usages…qui perdure aujourd’hui.

Animations pour enfants autour de ces plantes à tordre et à tresser.

Une cerise: à 16h30, Chants a capella de Renat Sette.
Romances, chants de travail et de veillée pour évoquer les paysages et les gens de la Haute-Provence. (http://musee-de-salagon.com)

 

Petit, mais costaud… merci victor hugo, de l’inspir 4 mars 2009

Classé dans : offertoire — hugmir @ 1 01 55 0355

Petit morceau choisi de la littérature française…

Que peut-il ? Tout.

    Qu'a-t-il fait ? Rien.

    Avec cette pleine puissance,

    en huit mois un homme de génie

    eût changé la face de la France,

    de l'Europe peut-être.

    Seulement voilà, il a pris la France

    et n'en sait rien faire.

    Dieu sait pourtant que le Président se démène :

    il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ;

    ne pouvant créer, il décrète ; il cherche

    à donner le change sur sa nullité ; c'est

    le mouvement perpétuel ; mais, hélas !

    cette roue tourne à vide.

L'homme qui, après sa prise du pouvoir

    a épousé une princesse étrangère

    est un carriériste avantageux.

    Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots,

    ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.

    Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la Bourse, le

    coffre-fort.Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.

    Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit

    et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme,

    il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds,

lui rit au nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,d'un homme médiocre échappé .

*Victor HUGO, ; Napoléon, le petit *Réédité : Actes Sud Édition orig numérisée sur Gallica
 

P’tit bout m’en parle, j’y entend rien… alors? La fessée, diable ri! 12 janvier 2009

Classé dans : offertoire — hugmir @ 2 02 40 0140
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Syowinn , je t’écoute …

cayenne près d'eourres!

cayenne près d'eourres!

Tu me dis souvent, je te dois des excuses; l’adulte qui prétend veut imposer sa voix, étouffer les râles !Peur du vide : vie de … l’âme fraîche qui vie hein ! -qui vient à nous demander, insiste, cri et , s’indigne . Parfois sourdement, aujourd’hui de plus en plus fréquemment avec force insistance!

Ces mots entendus sont cinglants, tes larmes ou tes gestes dénotent alors de l’absence de cette écoute vraie, faite d’un silence complice .

Je garderai la main vide afin d’accueillir tes gestes, tu peux les laisser fluer ou refluer…

A toi pti -bout, déjà grande !

Ton papa coloré d’une maman jusqu’à quand ?Sinon pour l’instant, juste à temps.

«Une fessée n’est jamais pour le bien de l’enfant, toujours pour le soulagement des parents».

«Quand on frappe les adultes, c’est une agression. Quand on frappe les animaux, c’est de la cruauté. Quand on frappe les enfants, “c’est pour leur bien”»

La modernité a peur de ses enfants. Ce n’est pas très nouveau…


En 1212, un jeune berger, Étienne, part des environs de Paris et
traverse la France entière en entraînant derrière lui deux cent mille
enfants à qui il a promis le paradis sur terre. Beaucoup de ces enfants
mourront dans la traversée des Alpes, victimes de la famine, du froid ou
mangés par les loups. Ceux qui resteront seront vendus comme esclaves en
arrivant à Gênes… Alors, à partir de 1212, la nouvelle se répand comme
une traînée de poudre : /« On nous a pris nos enfants ! »/ Et, un peu
partout, on raconte l’histoire du joueur de flûte, qui sera écrite,
beaucoup plus tard, par Hamelin. Bien sûr, même si c’est présent dans
l’histoire, on ne dit pas toujours clairement que, pour que le joueur de
flûte puisse s’emparer des enfants, il faut une faute des adultes. Une
trahison, un abandon. On ne nous vole nos enfants que parce que nous
avons manqué à notre parole.

La modernité a fait du joueur de flûte un industriel florissant qui
entraîne nos enfants dans la caverne de la brutalité et de l’obscénité
médiatiques. Mais, s’il peut ainsi nous voler nos enfants, c’est parce
que nous avons manqué à notre parole éducative. Nous avons
progressivement laissé notre société être régie par le principe de la
captation publicitaire et de la pulsion d’achat, par la sidération et le
tribalisme. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la situation étrange de
ceux qui affirment la liberté absolue pour les marchands d’excitants et
veulent la répression la plus totale pour les excités. Nous courons
ainsi à notre perte. Le joueur de flûte du caprice mondialisé à des
moyens que n’avait pas Étienne ! Alors nous prenons peur et sommes
tentés de résoudre tous les problèmes par la contention : contention
médicale, contention hypnotique, contention judiciaire, contention
disciplinaire sous toutes ses formes…

Le pari de l’éducateur, c’est qu’on peut encore, aujourd’hui, tenter de
réagir, par l’éducation. Nous ne sommes pas condamnés à la contention.
Dans nos institutions, il y aura toujours des douaniers. Soyons fiers
d’être des passeurs. Et refusons de passer pour des contrebandiers… La
pédagogie nous en donne les moyens.”

JC de Nonsco


Pour Philippe Meirieu cf: http://www.meirieu.com/ARTICLES/bruxelles_depister.htm ;

Travailler « en projets » afin qu’en lieu et place de ces
coagulations indifférenciées d’élèves qu’on voit errer dans les écoles
et les établissements aujourd’hui, émergent des collectifs structurés
qui permettent à chacun de savoir où il est, ce qu’on attend de lui et
comment il peut se situer « en tant que… »… Évaluer, enfin, mais en
s’exonérant de la hantise de la mesure. Évaluer, c’est donner de la
valeur, ce n’est pas quantifier : il nous faut sortir de cette illusion
objectiviste de l’évaluation qui croit que noter c’est comme « peser »
un travail avec des unités de mesure parfaitement calibrées : évaluer
est une transaction pédagogique qui consiste à aider l’autre à se donner
des défis pour satisfaire à de plus hautes exigences…

nature complie

nature complie

 

Initier à l’art traditionnel de la vannerie: 17 décembre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 23 11 22 1222
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A l'œuvre

A l'œuvre

« J’ai goût à faire ça, goût à donner ce que j’ai reçu. C’est un atout de donner vie à du végétal pour qu’il devienne un bel objet. J’aimerais que tout le monde puisse le faire. Que les gens se sentent autonomes sur la fabrication d’un panier. C’est ça qui me plait : conclut hugues-mircea, dixit L’âge se faire, nov.2008.

Entrelacer des fibres végétales pour en faire des objets utilitaires ou décoratifs, est l’un des gestes artisanal les plus anciens de notre civilisation. Aujourd’hui, cet art traditionnel connaît une forme d’engouement et tout le monde peut s’essayer à sa pratique.

La vannerie est l’une des techniques les plus anciennes. On en retrouve trace sur tous les continents, certains objets datant de plus de 10 000 ans, ce qui en fait un art antérieur à l’invention de la céramique. La vannerie a servi aux hommes à se protéger, à porter des charges, pour chasser ou pêcher, pour les habitations et même pour les vêtements. Son importance économique fut très grande. Si l’art est millénaire, le terme de “vannerie”, lui, n’est apparu qu’au XIIè siècle. C’est le mot latin vannus, qui désigne un grand plat à anses utilisé pour séparer le grain de la paille, qui a donné son nom au métier.

Autrefois le vannier, appelé aussi mannelier ou mandelier, tressait l’osier comme le tisserand la laine. Aujourd’hui encore des artisans passionnés maintiennent en vie ce savoir faire ancestral. Beaucoup ne travaillent qu’avec leurs mains et n’utilisent que quelques outils : un sécateur ou une serpette pour couper l’osier, un poinçon pour faire des trous. Le geste requiert un peu de force, mais surtout de la patience et de la dextérité : « Selon les articles qu’on veut faire, on est obligé de forcer un peu. Mais c’est surtout de la tenue, c’est apprendre à tenir quelque  chose, c’est de la tension », nous explique Hugues, maître vannier. La pratique nécessite aussi un certain sens esthétique afin de tresser les brins d’osier dans d’élégantes figures géométriques.

Une pratique accessible à tous
Une personne ayant une déjà une solide expérience dans la vannerie mettra entre 3 et 5 heures de travail pour un panier classique. Pour un débutant, comptez le double, soit environ une journée entière pour réaliser son premier panier. De plus en plus de vanniers, amoureux de leur savoir faire, avec le désir de transmettre cet art traditionnel au plus grand nombre, organisent des stages de formations. Chacun vient y chercher ce dont il a besoin. Pour certains, ce sera faire quelque chose de leurs mains, comme un défi lancé à eux-mêmes. Pour d’autres, le contact avec la matière végétale, mobiliser le toucher sera une manière de se reconnecter avec eux-mêmes. Tous viennent par goût du panier, pour faire quelque chose d’artisanal, s’approprier des techniques et réaliser de beaux objets utilitaires ou décoratifs. Que ce soit pour se faire plaisir ou bien pour voir si la vannerie serait pour eux une activité envisageable professionnellement.

Le temps d’un stage, vous parcourrez les techniques de base de la vannerie. D’abord un fond plat ou sur croisée pour les plus doués. Une fois les fondations en place, vous apprendrez à faire les montants, jusqu’à la bordure puis la anse. Vous aborderez par là les différents points techniques : en super, la clôture à brins suivis, ou encore les torches pour renforcer et resserrer le panier comme une ceinture… Jusqu’à la naissance de l’œuvre aboutie.

 

fil de création 12 décembre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 22 10 57 1257

création ergo 2008

création ergo 2008

tradition mèlée à l'utile

tradition mèlée à l'utile

L’artiste expo métiers d’art forcalquier nov8

photos à vivre habitées

 créé légé

créé légé

 

Plessage et périgourdin: axes éprouvés 25 novembre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 23 11 30 1130
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Deux axes principaux sont proposés à votre réflexion :

-La haie bocagère entretenue et l’arbuste auquel imprimer un geste -tronçonneuse ou tressage!- : le plessage  ,ou l’entretien et la remise en œuvre des haies  ,auguré cette fois par Franck Viel *cf. le lien (  http://www.haiesvives.org/html/plessage_des_haies.htm)

-La vannerie périgourdine  : lors d’une première initiation augurée par Philippe Guérinel , lou bouricounaïre ( dont voici un lien -si pas accessible le retrouver dans l’espace dédié sur ce blog-): http://188366.aceboard.net/188366-1727-6340-0-Film-fabrication-perigourdin-bouyricou.htm

- Deux orientations vives qui , je le souhaite  ,vous enthousiasmeront autant que je le  suis!Les photos suivront.

Dès lundi 20 avril -le jour de mon anniversaire-, j’irai rejoindre l’association de Bradas(04), afin de proposer le “bouricou” à ces amis.

Hugues-Mircea Paillet : 04 92 43 69 38 /0662680277 ; mail : hmircea@no-log.org /et hugmir@imode.fr Contact sur le blog:  hugmirvanne.wordpress.com

 

Demain l’enseignement 22 novembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière, offertoire — hugmir @ 10 10 16 1116

Une chronique ou une fiction ; tissons un autre avenir solidaire!

La journée d’Enzo – 3 septembre 2012
>
>
> Enzo est assis à sa place, parmi ses 42 camarades de CP. Il porte la
> vieille blouse de son frère, éculée, tachée, un peu grande. Celle de
> Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d’une
> grande marque automobile.
> La maîtresse parle, mais il a du mal à l’entendre, du fond de la
> classe. Trop de bruit. La maîtresse est une remplaçante, une dame en
> retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne
> se souvient pas plus de son nom qu’elle ne se souvient du sien. Sa
> maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en
> congés. La vieille dame de 69 ans est là depuis lundi, elle est un peu
> sourde, mais gentille. Plus gentille que l’intérimaire avant elle. Il
> sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal. Du coup Enzo ne
> comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans
> BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les
> dates des croisades. On l’a mis sur la liste des élèves en difficulté,
> car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30
> pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances. Hier, il avait du mal à
> écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait.
> Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l’a
> mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus
> payer la cantine. Il a commencé l’école l’an dernier, à 6 ans. L’école
> maternelle n’est plus obligatoire, c’est un choix des mairies, et la
> mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.
> Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l’école privée à 3
> ans, mais ses parents ont dû payer. La sieste, l’accueil et le goûter
> n’existent plus, place à la morale, à l’alphabet ; il faut vouvoyer les
> adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se taire, se débrouiller
> seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les
> enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante à
> cinquante élèves chacun comme une garderie. L’école privée en face a
> une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Brice a
> moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l’école et ses
> leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses
> parents ne peuvent pas l’aider pour les devoirs, ils font trop d’heures
> supplémentaires. Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin
> Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir
> à l’école, pour aider son grand-père, qui n’a presque pas de retraite.
>
> Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son
> ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le
> directeur de l’école (un gendarme en retraite choisi par le maire) a
> rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais.
> Enzo n’oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à
> côté de son père menotté. Il paraît qu’il n’avait pas de papiers…
> Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son
> cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère
>
> Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a
> besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut
> payer l’assurance, et ses parents n’ont pas les moyens. L’an prochain
> Enzo devra prendre le bus pour aller à l’école. Il devra se lever plus
> tôt. Et rentrer plus tard. L’EPEP (établissements publics
> d’enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les
> CP dans le village voisin, pour économiser un poste d’enseignant. Ils
> seront 45 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre
> école. Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son
> grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être
> que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à
> apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu’il n’y a plus de travail, que
> ça ne sert à rien. Le père d’Enzo a dû aller travailler en Roumanie,
> l’usine est partie là-bas. Il ne l’a pas vu depuis des mois. La
> délocalisation, ça s’appelle, à cause de la mondialisation. Pourtant la
> vieille dame disait hier que c’est très bien, la mondialisation, que ça
> apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !
>
> Il lui tarde d’être en récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur
> de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans
> l’école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques,
> qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c’était un
> syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame
> Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais
> livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini
> par démissionner. Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse
> dans un café, car sa formation n’est pas payée. Elle dit : « A 28 ans
> et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée,
> c’est épuisant. » Surtout qu’elle dort dans le salon chez Enzo, elle
> n’a pas assez d’argent pour se payer un loyer.
>
> Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec
> l’abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d’Arc et les dix
> commandements par coeur. C’est lui qui organise le voyage scolaire à
> Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le
> soutien…
>
> Enzo se demande pourquoi il est là…
>
> Pourquoi Saïd a dû partir
> Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
> Pourquoi et comment les usines s’en vont en emportant le travail.
> Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
> Pourquoi il n’a pas une maîtresse toute l’année.
> Pourquoi il devra prendre le bus.
> Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages
> Pourquoi on le punit ainsi.
> Pourquoi il n’a pas de lunettes.
> Pourquoi il a faim.
>
> Projection basée sur les textes actuels, les expérimentations en cours
> et les annonces du gouvernement trouvées sur le net’.
>
> Si vous ne voulez pas que vos enfants, petits-enfants, neveux, nièces,
> petits voisins, …, deviennent des copains de classe de ce petit Enzo,
> faites suivre ce mail à votre carnet d’adresse ! Il faut que tout le
> monde prenne conscience de ce qui les attend à plus ou moins court
> terme !
>
> Il faut que le ministère arrête de détruire l’Education Nationale !!!
>
> Merci pour eux.
>
> “Le monde sommeille par manque d’imprudence”  (Brel)
>

 

Ré création 14 octobre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 6 06 13 1013
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Créer LA BELLE FORME , c’est accueillir le nouveau souffle de vie , le retenir un moment jusqu’à l’expir , qu’il distille en nous et autour de nous , le suc délicat de son inspiration.

Je me laisse habiter , j’observe ,j’accueille l’oeuvre, elle pourra dès lors servir de modèle à la promotion de l’idée: ici à côté, à coeur joie ;sur commande .

 

Bouteille verte , graine de vie 10 octobre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 14 02 48 1048
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Metteur en scène 9 octobre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 14 02 25 1025

Souriez!

Souriez!

hugues-mircea PAILLET*

Je témoigne de la richesse infinie que peut signifier pour un être l’acquisition d’un savoir-faire manuel, tel que peut l’être l’osier-vannerie!

Donner vie à cet art, c’est d’abord œuvrer  seul, avec son ombre : lui donner forme,  la cerner;  lui permettre de grandir :  vaincue,  elle laissera place à la lumière.

S’ennoblir au soleil du dressage de nos passions, au domptage de nos forces vitales débordantes d’enthousiasme,  comme de fragilité:  c’est croire à l’inaccessible du chemin qui peut conduire à la réalisation : ce processus alchimique, puisque fruit du cheminement de chaque individu, de la qualité du parcours entamé, de la force appliquée à l’ouvrage toute tissée du souffle détendu !

Créer LA BELLE FORME, c’est accueillir un nouveau souffle de la vie,  le retenir un moment jusqu’à l’expire, qu’il distille en nous et autour de nous  le suc délicat de sa tension.

Je me laisse habiter,  j’observe,  j’accueille et accepte parfois d’avoir failli.

*maître osiériculteur-vannier, diplômé de l’école nationale de Fayl-billot(52) en 2002;  installé en tant qu’exploitant agricole depuis 2003 à Eourres(05); militant de l’humble et auguste brin d’osier : de celui qui sans prétention enseigna le saint comme le pécheur!

“J’avais consacré mon mémoire d’instituteur au soucis de l’intérêt que peut manifester l’enfant pour la “matière” que le pédagogue motivé voire l’institution  souhaite lui transmettre voire proposer!
Pour ce faire, après l’école normale affectée d’une ouverture vers la pédagogie Freinet, un module d’approfondissement aux pédagogies alternatives m’a présenté la philosophie de Rudolph Steiner et des  écoles Waldorf qu’il a créé:  j’ai embrayé pendant 2 ans à me former à cet art en me déformant ainsi de nombreux carcans inculqués.
J’ai reçu alors 2 cadeaux du ciel -Sophia d’abord,  puis Lise-;  la séparation d’avec leur maman me permis de gouter à l’absence, celle du fils unique qui encore s’apprend.

Après cette fameuse reconversion pour l’agriculture (osiériculture-vannerie), un mariage et le nouveau départ professionnel dans la foulée; le décès  de la maman de Syowinn ,la petite dernière , me met enfin au pied du mur de l’éducation mono -parentale du tout petit (elle n’a encore que 4 ans).
L’intérêt de l’enfant entre 6 et 12 ans avait été un préalable,j’avais un bébé de 8 mois dans les bras :son désir de vivre , le mien de retrouver ce goût là.

Alors, au lieu de plonger dans le monde de l’enfant avec l’enfant,
je me suis,  je m’illusionnais,  “réfugié “dans mon métier passion,ce tressage du saule-osier, sa culture et la transmission du savoir-faire vannier.

L’enfant je le regardais du coin de l’œil, sa charge me faisait peur, aujourd’hui encore, je suis réticent!

Responsable à la  bonne heure, du bonheur des autres …mais de l’enfant, de mon enfant…intérieur.


Une entreprise agricole, ça me plaît; mieux  serait une aventure de clan, de projet, je l’entrevois telle vraie!

Voici une bouteille de vie (d’eau douce) lancée  dans l’océan du modernisme, la promesse d’un vivant : restera- t- il seulement quelques palmiers ou oasis résonnant à cette cohérence : je garde foi . “


Osez la vannerie d'osier