le saule va né

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P’tit bout m’en parle, j’y entend rien… alors? La fessée, diable ri! 12 janvier 2009

Classé dans : offertoire — hugmir @ 2 02 40 0140
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Syowinn , je t’écoute …

cayenne près d'eourres!

cayenne près d'eourres!

Tu me dis souvent, je te dois des excuses; l’adulte qui prétend veut imposer sa voix, étouffer les râles !Peur du vide : vie de … l’âme fraîche qui vie hein ! -qui vient à nous demander, insiste, cri et , s’indigne . Parfois sourdement, aujourd’hui de plus en plus fréquemment avec force insistance!

Ces mots entendus sont cinglants, tes larmes ou tes gestes dénotent alors de l’absence de cette écoute vraie, faite d’un silence complice .

Je garderai la main vide afin d’accueillir tes gestes, tu peux les laisser fluer ou refluer…

A toi pti -bout, déjà grande !

Ton papa coloré d’une maman jusqu’à quand ?Sinon pour l’instant, juste à temps.

«Une fessée n’est jamais pour le bien de l’enfant, toujours pour le soulagement des parents».

«Quand on frappe les adultes, c’est une agression. Quand on frappe les animaux, c’est de la cruauté. Quand on frappe les enfants, “c’est pour leur bien”»

La modernité a peur de ses enfants. Ce n’est pas très nouveau…


En 1212, un jeune berger, Étienne, part des environs de Paris et
traverse la France entière en entraînant derrière lui deux cent mille
enfants à qui il a promis le paradis sur terre. Beaucoup de ces enfants
mourront dans la traversée des Alpes, victimes de la famine, du froid ou
mangés par les loups. Ceux qui resteront seront vendus comme esclaves en
arrivant à Gênes… Alors, à partir de 1212, la nouvelle se répand comme
une traînée de poudre : /« On nous a pris nos enfants ! »/ Et, un peu
partout, on raconte l’histoire du joueur de flûte, qui sera écrite,
beaucoup plus tard, par Hamelin. Bien sûr, même si c’est présent dans
l’histoire, on ne dit pas toujours clairement que, pour que le joueur de
flûte puisse s’emparer des enfants, il faut une faute des adultes. Une
trahison, un abandon. On ne nous vole nos enfants que parce que nous
avons manqué à notre parole.

La modernité a fait du joueur de flûte un industriel florissant qui
entraîne nos enfants dans la caverne de la brutalité et de l’obscénité
médiatiques. Mais, s’il peut ainsi nous voler nos enfants, c’est parce
que nous avons manqué à notre parole éducative. Nous avons
progressivement laissé notre société être régie par le principe de la
captation publicitaire et de la pulsion d’achat, par la sidération et le
tribalisme. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la situation étrange de
ceux qui affirment la liberté absolue pour les marchands d’excitants et
veulent la répression la plus totale pour les excités. Nous courons
ainsi à notre perte. Le joueur de flûte du caprice mondialisé à des
moyens que n’avait pas Étienne ! Alors nous prenons peur et sommes
tentés de résoudre tous les problèmes par la contention : contention
médicale, contention hypnotique, contention judiciaire, contention
disciplinaire sous toutes ses formes…

Le pari de l’éducateur, c’est qu’on peut encore, aujourd’hui, tenter de
réagir, par l’éducation. Nous ne sommes pas condamnés à la contention.
Dans nos institutions, il y aura toujours des douaniers. Soyons fiers
d’être des passeurs. Et refusons de passer pour des contrebandiers… La
pédagogie nous en donne les moyens.”

JC de Nonsco


Pour Philippe Meirieu cf: http://www.meirieu.com/ARTICLES/bruxelles_depister.htm ;

Travailler « en projets » afin qu’en lieu et place de ces
coagulations indifférenciées d’élèves qu’on voit errer dans les écoles
et les établissements aujourd’hui, émergent des collectifs structurés
qui permettent à chacun de savoir où il est, ce qu’on attend de lui et
comment il peut se situer « en tant que… »… Évaluer, enfin, mais en
s’exonérant de la hantise de la mesure. Évaluer, c’est donner de la
valeur, ce n’est pas quantifier : il nous faut sortir de cette illusion
objectiviste de l’évaluation qui croit que noter c’est comme « peser »
un travail avec des unités de mesure parfaitement calibrées : évaluer
est une transaction pédagogique qui consiste à aider l’autre à se donner
des défis pour satisfaire à de plus hautes exigences…

nature complie

nature complie

 

Nous y sommes( par Fred Vargas) 23 décembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 22 10 29 1229
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Nous y sommes
par Fred Vargas,
archéologue et écrivain

Nous y voilà, nous y sommes.
Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de
l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui
ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille
cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.
Nous avons chanté, dansé.
Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste
était à la peine.
Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau,
nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les
mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous
sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent
quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la
pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la
banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer
le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome,
enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter
dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes.
Mais nous y sommes.
A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières (la Révolution néolithique et la
Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie. « On est
obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits
réticents et chagrins.
Oui.
On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre
avis.
C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer
avec elle depuis des décennies. > La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue,
nous ferme les robinets.
De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à
l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très
résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi.
Evidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute
illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux.
D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec
la croissance.
Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer
le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix,
contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la
nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile,
laisser le charbon là où il est, attention, ne nous laissons pas tenter,
laissons ce charbon tranquille récupérer le crottin, pisser dans les champs
(pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est
quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même.
Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire .
Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde.
Colossal programme que celui de la Troisième Révolution.
Pas d’échappatoire, allons-y.
Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le
savent, est une activité foncièrement satisfaisante.
Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible.
A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la
barbarie une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie
peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas.

 

Initier à l’art traditionnel de la vannerie: 17 décembre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 23 11 22 1222
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A l'œuvre

A l'œuvre

« J’ai goût à faire ça, goût à donner ce que j’ai reçu. C’est un atout de donner vie à du végétal pour qu’il devienne un bel objet. J’aimerais que tout le monde puisse le faire. Que les gens se sentent autonomes sur la fabrication d’un panier. C’est ça qui me plait : conclut hugues-mircea, dixit L’âge se faire, nov.2008.

Entrelacer des fibres végétales pour en faire des objets utilitaires ou décoratifs, est l’un des gestes artisanal les plus anciens de notre civilisation. Aujourd’hui, cet art traditionnel connaît une forme d’engouement et tout le monde peut s’essayer à sa pratique.

La vannerie est l’une des techniques les plus anciennes. On en retrouve trace sur tous les continents, certains objets datant de plus de 10 000 ans, ce qui en fait un art antérieur à l’invention de la céramique. La vannerie a servi aux hommes à se protéger, à porter des charges, pour chasser ou pêcher, pour les habitations et même pour les vêtements. Son importance économique fut très grande. Si l’art est millénaire, le terme de “vannerie”, lui, n’est apparu qu’au XIIè siècle. C’est le mot latin vannus, qui désigne un grand plat à anses utilisé pour séparer le grain de la paille, qui a donné son nom au métier.

Autrefois le vannier, appelé aussi mannelier ou mandelier, tressait l’osier comme le tisserand la laine. Aujourd’hui encore des artisans passionnés maintiennent en vie ce savoir faire ancestral. Beaucoup ne travaillent qu’avec leurs mains et n’utilisent que quelques outils : un sécateur ou une serpette pour couper l’osier, un poinçon pour faire des trous. Le geste requiert un peu de force, mais surtout de la patience et de la dextérité : « Selon les articles qu’on veut faire, on est obligé de forcer un peu. Mais c’est surtout de la tenue, c’est apprendre à tenir quelque  chose, c’est de la tension », nous explique Hugues, maître vannier. La pratique nécessite aussi un certain sens esthétique afin de tresser les brins d’osier dans d’élégantes figures géométriques.

Une pratique accessible à tous
Une personne ayant une déjà une solide expérience dans la vannerie mettra entre 3 et 5 heures de travail pour un panier classique. Pour un débutant, comptez le double, soit environ une journée entière pour réaliser son premier panier. De plus en plus de vanniers, amoureux de leur savoir faire, avec le désir de transmettre cet art traditionnel au plus grand nombre, organisent des stages de formations. Chacun vient y chercher ce dont il a besoin. Pour certains, ce sera faire quelque chose de leurs mains, comme un défi lancé à eux-mêmes. Pour d’autres, le contact avec la matière végétale, mobiliser le toucher sera une manière de se reconnecter avec eux-mêmes. Tous viennent par goût du panier, pour faire quelque chose d’artisanal, s’approprier des techniques et réaliser de beaux objets utilitaires ou décoratifs. Que ce soit pour se faire plaisir ou bien pour voir si la vannerie serait pour eux une activité envisageable professionnellement.

Le temps d’un stage, vous parcourrez les techniques de base de la vannerie. D’abord un fond plat ou sur croisée pour les plus doués. Une fois les fondations en place, vous apprendrez à faire les montants, jusqu’à la bordure puis la anse. Vous aborderez par là les différents points techniques : en super, la clôture à brins suivis, ou encore les torches pour renforcer et resserrer le panier comme une ceinture… Jusqu’à la naissance de l’œuvre aboutie.

 

Pour des listes décroissance aux européennes de 2009 17 décembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 23 11 08 1208

Face à l’absence d’une alternative crédible, nous souhaitons la présence de listes “décroissance” pour les élections européennes de 2009. Nous appelons à la constitution de groupes locaux, les plus larges possible, pour défendre :

• Une décroissance qui soit d’abord une décroissance des inégalités, localement, mais aussi à l’échelle de l’Europe comme à celle de la planète. Nous voulons l’instauration d’un revenu minimum et d’un revenu maximum, avec un différentiel maximum de 1 à 4. Puisqu’il n’est plus possible de faire croître le gâteau, la question de sa recette et de son partage redevient première ;

• Une décroissance du transport des marchandises à travers la planète, pour une relocalisation de la production et de la consommation, contre l’“économie de marché” (c’est-à-dire le capitalisme), mais pour une “économie des marchés” fondée sur des petites entités économiques. Nous voulons, par exemple, démanteler progressivement la grande distribution, au profit d’emplois de qualité, écologiques, qui permettent à tous mais notamment aux jeunes de trouver une place épanouissante et qui ait du sens ;

• Une décroissance du gigantisme, pour une société, une économie et des villes à taille humaine, où chacun-e puisse vivre et faire vivre sa famille dans la dignité. Nous voulons une agriculture locale, écologique et paysanne ;

• Une décroissance de la vitesse, dans une société dont l’accélération exclut chaque jour davantage d’entre nous, en commençant par les plus faibles, et nous condamne à une folle fuite en avant. Non au TGV, oui au TER. La civilisation de l’automobile n’est pas soutenable ; nous devons en sortir ;

• La décroissance de la tyrannie de la finance, pour une Europe où chaque démocratie maîtrise sa monnaie. Nous refusons la marchandisation du monde. Nous défendrons et étendrons tous les espaces de gratuité comme tous les temps de pause communs, à commencer par le dimanche ;

• Une décroissance de la déresponsabilisation sur la technique et la science. Nous faisons face à une problématique d’abord culturelle, politique et démocratique. Elle nécessite des réponses sur ces plans. Le nucléaire, les OGM, les agrocarburants ou les nanotechnologies nous conduisent dans des impasses dangereuses ;

• Une décroissance de l’emprise du pouvoir économique sur les médias, pour une presse européenne indépendante exerçant sa fonction de quatrième pouvoir, et non celle d’outil de propagande consumériste ;

• Une décroissance de la publicité, outil d’une propagande insidieuse qui fait de nous des gavés ou des frustrés de la consommation.

Nous voulons une Europe du partage, ouverte sur le monde. Une Europe qui reconnaît ses crimes liés au colonialisme, celui d’hier et d’aujourd’hui. Une Europe de l’égalité dans la promotion de la diversité de ses cultures. Une Europe veillant sur la nature comme on cultive un potager. Une Europe où chacun d’entre nous sera considéré avant tout comme un être humain et non pas un petit soldat de l’économie dont le seul horizon est de consommer et produire chaque jour davantage. Une Europe qui ne soit pas une entreprise dont la réussite se mesure à l’aune de l’augmentation du PIB mais une communauté solidaire chez elle comme solidaire au monde.

Premiers signataires : Paul Ariès, Stéphane Bienvenue, Salih Branki, Remy Cardinale, Vincent Cheynet, Julien Gonzalez, Vincent Liegey, Stéphane Madelaine, Baptiste Mylondo, Christophe Ondet, Thomas Waring, Gwendolyn West, Michel Evrard, Marie-José Narducci…

Voir sur internet plus d’infos et signature .

 

De l’habitat nomade : réalités. 17 décembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 23 11 04 1204
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Si le logement alternatif est démonisé par le système, c’est que le
système veut que tous soient sous contrôle et vivent dans la peur.
LA peur de ne pas pouvoir, par exemple, rembourser son crédit de 35ans pour une bicoque en parpaing low cost sur un lotissement à deux balles en face d’une nationale passante.

Mais celui qui s’achète un terrain agricole , y pose une yourte- “guers, en mongol-,  récupère l’eau de pluie, installe un panneau solaire, se chauffe au bois : est un être libre, libre de stress, que le système ne tient pas par les nouilles.
Et ça, c’est inconcevable , sinon qui contribuerait au budget de l’état et qui consommerait pour polluer notre terre…..

Demain, dès qu’il y aura 5millions de SDF, vont-ils interdire le camping, les yourtes, le caravaning, la cabane dans les bois, le droit de respirer, de vanter sans payer une dîme ?

Ils préfèrent nous montrer en permanence des SDF , des mal- logés à la télé pour que cela soit comme un repoussoir vers ce qu’il ne faut pas être .

En gros, si vous ne sautez pas pieds et doigts liés dans ce système, voilà comment vous finirez!! Donc les SDF sont très utiles au système car leur situation nous fait peur et c’est par la peur que nous nous poussons au cul pour trimer, rembourser nos crédits et être solvable pour ne pas être un « sans »!

On pourrait distribuer aux 100.000 SDF des parcelles de terres dans les
campagnes et les laisser y mettre une cabane? Et pourquoi pas ?

Ainsi, plus personne n’irait s’empaler sur des crédits car tout le monde construirait sa maison .

Et là l’immobilier s’effondrerait,des moins de taxes pour l’état : un sujet tabou!

Eh oui, le système consumériste marchand commence à s’auto-détruire et à s’effondrer sur lui même et vous n’avez encore rien vu !

Rapporté d’un heureux constructeur…

Malgré la neige ...

Malgré la neige,je tiens bon à l'entrée du village d'eourres

 

fil de création 12 décembre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 22 10 57 1257

création ergo 2008

création ergo 2008

tradition mèlée à l'utile

tradition mèlée à l'utile

L’artiste expo métiers d’art forcalquier nov8

photos à vivre habitées

 créé légé

créé légé

 

Plessage et périgourdin: axes éprouvés 25 novembre 2008

Classé dans : offertoire — hugmir @ 23 11 30 1130
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Deux axes principaux sont proposés à votre réflexion :

-La haie bocagère entretenue et l’arbuste auquel imprimer un geste -tronçonneuse ou tressage!- : le plessage  ,ou l’entretien et la remise en œuvre des haies  ,auguré cette fois par Franck Viel *cf. le lien (  http://www.haiesvives.org/html/plessage_des_haies.htm)

-La vannerie périgourdine  : lors d’une première initiation augurée par Philippe Guérinel , lou bouricounaïre ( dont voici un lien -si pas accessible le retrouver dans l’espace dédié sur ce blog-): http://188366.aceboard.net/188366-1727-6340-0-Film-fabrication-perigourdin-bouyricou.htm

- Deux orientations vives qui , je le souhaite  ,vous enthousiasmeront autant que je le  suis!Les photos suivront.

Dès lundi 20 avril -le jour de mon anniversaire-, j’irai rejoindre l’association de Bradas(04), afin de proposer le “bouricou” à ces amis.

Hugues-Mircea Paillet : 04 92 43 69 38 /0662680277 ; mail : hmircea@no-log.org /et hugmir@imode.fr Contact sur le blog:  hugmirvanne.wordpress.com

 

Permis de vivre … simplement vrai! 25 novembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 2 02 07 1107
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« Si 5% de la population décidait d’autoconstruire son habitat avec des
matériaux premiers, d’être autonome en alimentation et énergie, de ne plus
consommer mais d’échanger, de recycler et surtout de ne plus recourir aux
banques pour emprunter, tous le système s’écroulerait !

On donne des idées à d’autres qui viennent nous voir de partout en France et
exportent le modèle solidarité-autonomie-écologie vers leur région…

…Alors la bête (le capitalisme) a peur, elle est blessée (crise
financiére, boursiére et bientôt économique), alors elle se défend.

-on embastille ou ruine les faucheurs d’OGM

-on perquisitionne et met à sac la maison d’un producteur de purin d’ortie.

-on crée des fichiers

-on menace les sages femmes qui font accoucher à domicile

-on dérembourse les médicaments homéopathiques avant de bientôt les
interdire

-on interdit la culture des légumes anciens au profit des hybrides F1

-on interdit les yourtes

-on empêche les gens de rouler à l’huile

-on interdit l’utilisation des toilettes séches, de l’eau de pluie,
l’épuration phytosanitaire

-on vide les squats

-on privatise les services publics, la culture, l’école.

-on empêche la construction écologique

-on envahit une petite communauté et tout un village avec 150 policiers, on
fout à bas du lit des nanas à poil, on les menotte dans le dos et on les
laissent ainsi debout pendant huit heures pendant qu’on démolit toute leur
ferme pour trouver quoi ? un fascicule des horaires SNCF( j’en ai aussi pour
éviter qu’on m’oblige systematiquement à passer par la ou je veux pas), du
matériel d’escalade (traduisez : une échelle, c’est pas très courant dans
une ferme) et deux pinces de forge (normal quand on est forgeron ?)

-et bientôt, l’autoconstruction sera aussi un délit !”

Un auto-constructeur.

 

Sylvie raconte -nous ! 25 novembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 2 02 02 1102
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On voudrait vivre tranquillement comme tout le monde,

même si on est pauvre, même si on consomme pas,

qu’on est plus capable de rentrer dans un super marché,

vivre même si on paye pas d’impôts et pas de redevance,

mais qu’on ouvre sa porte aux colporteurs de paix

et aux perdus du système,

vivre tranquille

même si on habite au fin fond de la campagne

sur une friche industrielle abandonnée

et qu’on préfère consacrer ses après-midi à débroussailler

les restanques, les faïsses, les bancels,

où nos ancêtres cultivaient la vigne sur une terre saine,

on voudrait vivre tranquille

avec nos panneaux solaires et notre évier dehors,

et sur la table de nuit, nos livres de philosophie,

d’anthropologie et de spiritualité politique,

on voudrait vivre tranquille en osant inventer

des actes cohérents pour un monde humain et fraternel,

avec de la place pour tous, aussi nombreux qu’on soit,

de l’amour pour tous, un accueil pour chacun,

c’est fou comme le cœur s’élargit quand on le laisse s’ouvrir,

un toit pour tous, un toi pour moi,

quelqu’un ou quelque chose qui m’abrite

parce qu’on est pas des bêtes,

on voudrait vivre tranquillement sa vie

comme on l’imagine, comme on la rêve,

même sans argent, même sans portable,

sans bagnole, sans télé et sans jacuzzi,

même si on se traine plus chez l’AS et l’ANPE,

qu’on glane les champs et les fins de marché,

les fripes de la croix rouge, les salades sauvages,

qu’on chante le matin avec les oiseaux

et le soir autour du feu,

mais non, ils t’accusent

d’être assisté, parasite et paresseux

et en même temps te reprochent

de prendre ta vie en main,

ils t’accusent de vivre sous une tente, dans un camion,

une maison en paille ou une veille ferme retapée,

ils vous fouillent, vous dépouillent,

vous flanquent des gifles et vous fichent,

bien que vous n’ayez guère l’air d’un brigand,

mais l’air respirable que vous avez,

insoumis, libre, insouciant et grave,

ils ne peuvent le blairer,

et nous, on peut plus croire qu’on se fait épingler

au mauvais moment au mauvais endroit,

quand cet endroit c’est ta maison

et ce moment celui que tu as choisi pour être heureux.

Moi j’aurais voulu vivre tranquillement sous ma yourte

mais j’ai encore un procès en ville demain,

c’est le 15 janvier 2009, au tribunal d’Alès en Cevennes,

, serrons nous les coudes,venez avec moi,

parce qu’on peut pas les laisser faire,simplement parce que ce n’est pas juste.

Sylvie, de “Yurtao, la voie de la yourte”.

 

permis de vivre , appel à suivre 25 novembre 2008

Classé dans : A. préambule :entrée en matière — hugmir @ 1 01 58 1158
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Comment les riches se débarrassent des pauvres.
Avec la crise du logement, nos campagnes ne sont pas épargnées par le fléau de la spéculation immobilière. Les territoires ruraux, abandonnés des pouvoirs publics, privés de la solidarité traditionnelle ouvrière ou agricole, ainsi que le patrimoine social et environnemental deviennent, en zone désertifiée, la proie des marchands, au détriment d’une population locale qui, déjà gravement touchée par la crise économiques, tente courageusement de s’en sortir.
Après que les meilleurs bâtiments des activités aient été rachetés par des notables, les friches les plus reculées font désormais l’objet d’âpres convoitises.
A suivre le procès de Sylvie, audition le 15/1/9 .