Syowinn , je t’écoute …
Tu me dis souvent, je te dois des excuses; l’adulte qui prétend veut imposer sa voix, étouffer les râles !Peur du vide : vie de … l’âme fraîche qui vie hein ! -qui vient à nous demander, insiste, cri et , s’indigne . Parfois sourdement, aujourd’hui de plus en plus fréquemment avec force insistance!
Ces mots entendus sont cinglants, tes larmes ou tes gestes dénotent alors de l’absence de cette écoute vraie, faite d’un silence complice .
Je garderai la main vide afin d’accueillir tes gestes, tu peux les laisser fluer ou refluer…
A toi pti -bout, déjà grande !
Ton papa coloré d’une maman jusqu’à quand ?Sinon pour l’instant, juste à temps.
«Une fessée n’est jamais pour le bien de l’enfant, toujours pour le soulagement des parents».
«Quand on frappe les adultes, c’est une agression. Quand on frappe les animaux, c’est de la cruauté. Quand on frappe les enfants, “c’est pour leur bien”»
La modernité a peur de ses enfants. Ce n’est pas très nouveau…
En 1212, un jeune berger, Étienne, part des environs de Paris et
traverse la France entière en entraînant derrière lui deux cent mille
enfants à qui il a promis le paradis sur terre. Beaucoup de ces enfants
mourront dans la traversée des Alpes, victimes de la famine, du froid ou
mangés par les loups. Ceux qui resteront seront vendus comme esclaves en
arrivant à Gênes… Alors, à partir de 1212, la nouvelle se répand comme
une traînée de poudre : /« On nous a pris nos enfants ! »/ Et, un peu
partout, on raconte l’histoire du joueur de flûte, qui sera écrite,
beaucoup plus tard, par Hamelin. Bien sûr, même si c’est présent dans
l’histoire, on ne dit pas toujours clairement que, pour que le joueur de
flûte puisse s’emparer des enfants, il faut une faute des adultes. Une
trahison, un abandon. On ne nous vole nos enfants que parce que nous
avons manqué à notre parole.
La modernité a fait du joueur de flûte un industriel florissant qui
entraîne nos enfants dans la caverne de la brutalité et de l’obscénité
médiatiques. Mais, s’il peut ainsi nous voler nos enfants, c’est parce
que nous avons manqué à notre parole éducative. Nous avons
progressivement laissé notre société être régie par le principe de la
captation publicitaire et de la pulsion d’achat, par la sidération et le
tribalisme. Nous nous trouvons aujourd’hui dans la situation étrange de
ceux qui affirment la liberté absolue pour les marchands d’excitants et
veulent la répression la plus totale pour les excités. Nous courons
ainsi à notre perte. Le joueur de flûte du caprice mondialisé à des
moyens que n’avait pas Étienne ! Alors nous prenons peur et sommes
tentés de résoudre tous les problèmes par la contention : contention
médicale, contention hypnotique, contention judiciaire, contention
disciplinaire sous toutes ses formes…
Le pari de l’éducateur, c’est qu’on peut encore, aujourd’hui, tenter de
réagir, par l’éducation. Nous ne sommes pas condamnés à la contention.
Dans nos institutions, il y aura toujours des douaniers. Soyons fiers
d’être des passeurs. Et refusons de passer pour des contrebandiers… La
pédagogie nous en donne les moyens.”
JC de Nonsco
Pour Philippe Meirieu cf: http://www.meirieu.com/ARTICLES/bruxelles_depister.htm ;
Travailler « en projets » afin qu’en lieu et place de ces
coagulations indifférenciées d’élèves qu’on voit errer dans les écoles
et les établissements aujourd’hui, émergent des collectifs structurés
qui permettent à chacun de savoir où il est, ce qu’on attend de lui et
comment il peut se situer « en tant que… »… Évaluer, enfin, mais en
s’exonérant de la hantise de la mesure. Évaluer, c’est donner de la
valeur, ce n’est pas quantifier : il nous faut sortir de cette illusion
objectiviste de l’évaluation qui croit que noter c’est comme « peser »
un travail avec des unités de mesure parfaitement calibrées : évaluer
est une transaction pédagogique qui consiste à aider l’autre à se donner
des défis pour satisfaire à de plus hautes exigences…






